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Dnevni Avaz
Naša Stranka : « Nous voulons des changements radicaux ! »Traduit par Mia Komljenović
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Publié dans la presse : 8 avril 2008
Mise en ligne : lundi 14 avril 2008
La fondation de Naša Stranka (« Notre parti »), gérée, entre autres, par Danis Tanović, a suscité un grand intérêt du public en Bosnie-Herzégovine. Dans son interview pour Dnevni Avaz, Bojan Bajić, président du nouveau parti, explique qu’il s’est engagé en politique par désir d’aider, en tant que jeune, à trouver une issue à l’impasse politique dans laquelle se trouve la Bosnie-Herzégovine.
Les vices-présidents du parti sont Danis Tanović et Boris Divković.
« Tanović a une crédibilité incontestable, et bénéficie d’une notoriété mondiale. Nous devons commencer à reconnaître les bons résultats et les réussites de notre pays. En Bosnie-Herzégovine, nous avons Ivo Andrić qui a gagné le prix Nobel, et Danis Tanović qui a gagné un Oscar. Il faut respecter et apprécier cela », nous a dit Bajić. Depuis la fondation même du parti, il reçoit des appels d’ouvriers, d’intellectuels, et surtout de jeunes. « Un groupe de médecins de Sarajevo veut nous rejoindre, il y a aussi beaucoup de journalistes qui nous ont contactés, des gens de Banja Luka à Čajniče, de Mostar à Srebrenica. Pour le moment nous créons une stratégie pour accueillir tous ces gens-là et nous allons bientôt commencer à constituer des directions municipales », explique Bajić. « Notre parti n’aura pas une politique populiste, et ne fera pas de fausses promesses, il fera comprendre aux gens qu’il faut qu’ils utilisent leurs propres pouvoirs. On ne peut pas se considérer intelligent si l’on ne fait que critiquer, le plus sage est d’avoir des idées et de l’énergie pour les réaliser. » « Nous voulons des changements radicaux, en créant un front de dizaines de milliers de personnes qui sont conscientes du besoin d’agir elles-mêmes pour améliorer leurs vies, parce que personne d’autre ne le fera », a souligné le président de Naša Stranka. Il annonce que Naša Stranka offrira bientôt des solutions pour les problèmes urgents en Bosnie-Herzégovine, comme par exemple la réforme de la police, mais il précise que le parti ne se mêlera pas au « chaos politique ». « Nous avons mis fin à la guerre en signant les accords de Dayton, mais nous avons continué à faire la guerre par des moyens politiques. La guerre autour de la police dure depuis trois ans déjà. Ainsi, nous sommes bloqués depuis trois ans sur le chemin européen, et par contre nous aurions pu avoir des investissements et de nouveaux emplois. La politique de compétition ne mène nulle part. Le seul objectif pour nous, c’est que les 4 millions d’habitants de la Bosnie-Herzégovine, sans tenir compte de leurs sentiments d’appartenance religieuse et nationale, obtiennent des services d’État de meilleure qualité et qu’ils commencent à vivre une vie meilleure. » « Sur le chemin de l’intégration européenne, on va changer tout ce qu’il faut changer. Nous ferons tout ce qu’ont fait les 500 millions d’habitants de l’Europe. Peu importe si la responsabilité revient à l’État, aux entités ou aux cantons », a conclu Bajić. |