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Euro 2008 : La Roumanie signe un match nul en or contre la France

Traduit par Mehdi Chebana
Sur la Toile :
Publié dans la presse : 10 juin 2008
Mise en ligne : mercredi 11 juin 2008
Match nul et vierge entre la Roumanie et la France lundi soir à Zurich. Alors que chez les Bleus ce résultat sème le doute pour la suite de la compétition, les Roumains se réjouissent de cette performance qui les maintient en course pour accéder aux quarts de finale de l’Euro. Après huit ans d’absence au sein de l’élite du football européen, l’équipe emmenée par Victor Piţurcă part confiante pour affronter les Italiens vendredi 13 juin.

Par Daniel Nanu

Les 7.000 supporters roumains présents lundi soir à Zurich ont créé une atmosphère impressionnante que leurs héros ont parfaitement su honorer : le premier match du « groupe de la mort » s’est bien terminé pour la Roumanie qui reste en course pour une qualification en quarts de finale.

Certes, les Roumains n’ont réussi aucun tir cadré face aux Bleus et, pourtant, ils sont parvenus à signer un résultat qui les maintient en course dans le groupe C [1].

Symbole de la peine que les joueurs se sont donnée, le milieu de terrain Bănel Nicoliţă a couru 12,4 km au cours du match, contre 9,6 km en moyenne lorsqu’il joue en Ligue des Champions.

Dés supporters venus des quatre coins de l’Europe

En début d’après-midi, le maillot jaune des supporters amplifiait l’éclat des rayons du soleil inondant les rue de la ville des banques, où la qualité de vie est sûrement la meilleure d’Europe. À une heure du coup d’envoi, le stade de Letzigrund ressemblait déjà à une ruche.

Quand les joueurs roumains sont entrés sur le terrain pour s’échauffer, l’hypothèse d’une défaite était déjà définitivement écartée. Jamais la Roumanie, qui a joué de nombreuses phases finales à l’époque de la Génération dorée [2], n’a connu de public si passionné. Les supporters sont venus de Craiova, de Piatra Neamţ et de toute l’Europe, comme on pouvait le lire sur leurs banderoles.

Pour la première fois, l’hymne national « Éveille-toi roumain » a résonné tout le long d’une rencontre, preuve d’un superbe patriotisme et d’un grand dévouement.

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Frank Ribéry à terre devant une défense roumaine qui n’a rien laissé passer pour assurer le match nul.

De la première mi-temps, on retiendra que c’est la Roumanie qui a eu le premier corner à la 43e minute mais aussi que les Français nous ont fait une peur bleue quand Frank Ribéry s’est dangereusement échappé à la 30e minute pour servir en vain Nicolas Anelka.

À la pause, les écrans géants passent quelques actions de la première mi-temps. Mais il ne s’est pas passé grand chose. Gros plan sur Raymond Domenech, élégant avec sa chemise et son costume, droit comme un « i » sur le banc des remplaçants. Images de Victor Piţurcă, imperturbable, en pantalon de sport et en sweet blanc, difficile à cerner aussi bien le long de la touche que la veille en conférence de presse.

Guère plus de spectacle en seconde période. Les Bleus s’agitent, les Roumains jouent juste mais ne font pas d’étincelle. À l’image d’Adrian Mutu, l’attaquant vedette de la Fiorentina dont on attend tellement dans cette compétition, qui n’était visible qu’à de rares occasions. À la 54e minute, il manque sa chance sur un coup franc renvoyé par le mur français. Peut-être fera-t-il mieux contre l’Italie vendredi...

[1] Le groupe C comprend également l’Italie et les Pays-Bas, deux nations mythiques du football européen.

[2] On appelle « Génération dorée », la génération de joueurs comme Gheorghe Hagi, Ilie Dumitrescu et Dan Petrescu qui, en 1994 aux États-Unis, ont permis à la Roumanie d’accéder aux quarts de finale de la Coupe du monde.