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BIRN
Kosovo : « restructuration » des missions internationalesTraduit par Jacqueline Dérens
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Mise en ligne : jeudi 12 juin 2008
Alors que la mission européenne Eulex doit entrer en vigueur le 15 juin, le Secrétaire général des Nations Unies vient d’envoyer une lettre prévoyant une « reconfiguration » des missions internationales au Kosovo. Les Nations Unies cèdent largement la place à l’Union européenne, au grand dam de la Russie et de la Serbie. Moscou demande des sanctions contre Joachim Ruecker, l’actuel chef de la Minuk.
Xhavit Beqiri, porte-parole de la Présidence du Kosovo a déclaré : « Le Président va d’abord lire la lettre et puis il décidera quand il la rendra publique ». Hier, mercredi 11 juin, Alexander Ivanko, le porte-parole de la Mission des Nations unies au Kosovo (Minuk), avait déclaré aux médias que l’on connaissait le contenu de la lettre, sans toutefois en connaître encore tous les détails. « Nous espérons que l’on nous donnera les directives pour la reconfiguration de notre mission dans les prochains jours. Nous avons tous vu ce que disent les médias et nous savons en gros ce qui est prévu, mais je ne peux pas confirmer ou discuter de ces détails avant les connaître vraiment ». Ces derniers jours, Balkan Insight avait révélé que la lettre du Secrétaire général Ban Ki Moon, envoyée aux présidences du Kosovo, de Serbie et de l’Union européenne, suggérait le déploiement de la mission de l’UE, Eulex et un maintien d’une « présence symbolique » de la Minuk (Lire « « UN to Retain ’Symbolic Presence’ in Kosovo »). Reposant sur la proposition d’une « indépendance sous supervision internationale », prévue par l’ancien envoyé des Nations unies, Martti Ahtisaari, une mission de l’UE doit être mise en place au Kosovo pour superviser le maintien de la loi, succédant partiellement à l’actuelle Minuk, alors que beaucoup de responsabilités des Nations unies doivent être transférées au gouvernement du Kosovo. La Serbie et la Russie sont toutefois opposées au déploiement de la mission Eulex et demandent le maintien du mandat de la Minuk, au prétexte que la mission Eulex entérine l’indépendance du Kosovo. La majorité des Serbes du Kosovo sont, eux aussi opposés à cette mission européenne. C’est pourquoi les Nations unies hésitent à quitter le Kosovo et le délai pour le déploiement de la mission Eulex, qui était prévu pour une période de transition de quatre mois après la déclaration d’indépendance du 17 février, arrive à expiration. Peter Feith, Représentant spécial de l’UE pour le Kosovo, insiste de son côté sur le caractère crucial pour la stabilité du Kosovo d’un accord entre l’UE et les Nations unies sur leur présence sur le territoire. « Nous voulons parvenir à éviter que le Kosovo devienne un ’conflit gelé’, car une telle évolution est mauvaise », a déclaré Pieter Feith. |
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