Le Président Tadić s’est exprimé devant les délégués au Sommet de l’Organisation du l’Unité africaine, réunis à Charm el-Cheikh. « Pour la perspective d’un avenir démocratique pour tous ceux qui vivent dans notre province du Kosovo, comme pour le reste de la Serbie et toute la région, je demande votre soutien à la résolution que nous allons présenter lors de l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre prochain ».
Le Président serbe a remercié les pays africains qui n’ont pas reconnu l’indépendance du Kosovo, estimant qu’ils avaient montré de la sorte leur attachement aux principes du droit international.
« Motivés par votre profond attachement aux principes du droit international, vous avez évalué les conséquences de la proclamation unilatérale d’indépendance du Kosovo pour tout le système des Nations Unies. Vous avez pris en considération le précédent du Kosovo et ses possibles conséquences : la possible escalade des conflits déjà ouverts, la rouverture de conflits gelés que l’on ne pourrait plus calmer ».
Les voix des pays africains sont très importantes, explique le ministre des Affaires étrangères Vuk Jeremić. « L’OUA compte 53 membres, c’est l’un des principaux blocs au sein de l’Assemblée générale des Nations Unies. Et nous devons obtenir une majorité simple des voix pour que notre résolution qui demande l’arbitrage de la Cour internationale de justice sur le Kosovo soit adoptée ».
La Serbie jouit d’un statut d’observateur auprès de l’OUA et délègue généralement son vice-ministre des Affaires étrangères lors des Sommets de cette organisation.
Selon la BBC, Vuk Jeremić aurait confié que les pays ayant reconnu l’indépendance du Kosovo exerceraient de fortes pressions sur les États africains.


















