
- Le Premier ministre Gruevski et Ljube Boškoski sur le tarmac de l’aéroport Alexandre le Grand de Skopje
Ljube Boškoski avait été acquitté la veille, à La Haye, de toutes les accusations portées contre lui par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPI).
La foule scandait le nom de Ljube Boškoski, alors qu’il se présentait sur la scène pour prononcer un discours. Il était entouré de beaucoup de politiciens de son parti, le VMRO DPMNE, actuellement au pouvoir.
« Mes meilleurs alliés ont été les citoyens macédoniens, qui ont gardé confiance en moi », a déclaré Ljube Boškoski à ses partisans. Il a ajouté que les Macédoniens devaient « pardonner, mais pas oublier » la mort des policiers et des soldats tués lors du conflit armé avec la guérilla albanaise en 2001.
Plus tôt dans la journée, Ljube Boškoski était arrivé à l’aéroport de Skopje, où l’attendaient déjà quelques partisans et, bien sûr, sa famille.
Ljube Boškoski – qui a passé trois ans en détention à La Haye – faisait face à des accusations de responsabilité de commandement, relativement aux exactions brutales commises dans le village albanais de Ljuboten, près de Skopje, pendant le conflit armé de 2001.
Par contre, le commissaire de police Johan Tarčulovski, qui était le co-accusé de Ljube Boškoski dans ce procès, a écopé d’une peine de 12 ans de prison. Les forces de police qui avaient pénétré dans le village étaient placées sous le commandement de Johan Tarčulovski.
Le conflit armé de 2001 a pris fin en août, avec la signature des Accords de paix d’Ohrid. Ces accords prévoyaient un élargissement des droits de la communauté albanaise. Rappelons que le VMRO-DPMNE, qui dirigeait déjà le gouvernement à l’époque, a formé le nouveau gouvernement de la Macédoine la semaine dernière, avec l’appui de l’Union démocratique pour l’intégration (BDI), un parti dirigé par les anciens chefs de la guérilla albanaise.



















