La carte d’identité qu’utilisait Radovan Karadžić était authentique et valable. Elle avait été délivrée en 1998 par la police de la petite ville de Ruma, en Voïvodine. La police enquête sur les réseaux qui ont permis à Karadžić d’obtenir ce document, qui nécessite des contrôles assez approfondis : il faut présenter un extrait d’acte de naissance, un certificat de résidence et la police prend une empreinte digitale des demandeurs.
Certaines sources ont retrouvé la trace d’un Dragan Dabić, réserviste mort à Sarajevo en 1993. Mais un autre Dragan Dabić a fait surface : il s’agit d’un retraité de Ruma, qui a travaillé dans l’agriculture et dans une tannerie, qui est parfaitement en vie, âgé de quelques années de plus que Radovan Karadžić, avec qui il ne présente aucune ressemblance physique.
Stojan Župljanin, également inculpé par le TPI, qui a été arrêté le 11 juin dernier à Pancevo, avait également vécu sous une fausse identité : il avait une carte d’identité au nom de Branislav Vukadin, délivrée à Baca Palanka, également en Voïvodine. Župljanin avait commencé par nier son identité, mais il a été confondu par une analyse ADN.



















