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La Minuk et la mission Eulex signent un mémorandum sur le KosovoTraduit par Jacqueline Dérens
Sur la Toile :
Mise en ligne : mardi 19 août 2008
Des représentants des Nations unies et de l’Union européenne au Kosovo ont signé un mémorandum pour transférer les pouvoirs des Nations unies à la mission européenne arrivée après l’indépendance unilatérale de l’ancienne province serbe.
Cet accord a été signé à huis clos et stipule le transfert des responsabilités pour le maintien de l’ordre et de la loi de la Minuk à la nouvelle mission européenne, Eulex, dans l’ancienne province du Kosovo qui a déclaré son indépendance en février 2008. Ces signatures internationales entre le chef de la Minuk, Lamberto Zannier, et le chef de l’équipe de planification de la mission européenne, Roy Reeve, ont provoqué la fureur de Belgrade. Le Premier ministre Mirko Cvetković a qualifié cet accord d’acte illégal ajoutant que « son gouvernement n’accepte pas la mission Eulex ». Belgrade qui craint que la mission européenne ne cherche à entériner l’indépendance du Kosovo a juré qu’il ne reconnaîtrait jamais la souveraineté du Kosovo qu’il considère comme faisant partie de la Serbie. « Le document qu’ils sont en train de signer va à l’encontre de la volonté de la Serbie » a déclaré le Premier ministre à des journalistes. En début de semaine, lundi 18, la Russie avait annoncé qu’elle protesterait auprès des Nations unies sur la légalité du transfert des responsabilités vers la mission Eulex. Oliver Ivanovic, le Secrétaire d’état auprès du ministère du Kosovo de Serbie a estimé que ce mémorandum « ne donne que des détails techniques sur le fonctionnement de la mission Eulex, mais que le gouvernement allait cependant protester auprès des Nations unies ». Oliver Ivanovic, considéré comme un Serbe modéré au Kosovo, a cependant ajouté « ce mémorandum ne cautionne pas la mission. Comme pour chaque provocation semblable, cette décision technique ne peut être ignorée et le gouvernement élèvera une protestation auprès du Conseil de sécurité ». Le ministre de la Défense de Serbie s’est joint aux deux hommes pour s’opposer au mémorandum. Sragan Sutanovic a déclaré que cette signature était « une violation de la loi internationale. C’est un mauvais geste…Il n’y a pas de décision de l’ONU ». a-il confié à des journalistes alors qu’il était à Bujanovac, au sud de la Serbie. Les partis nationalistes serbes ont aussi protesté contre la signature de ce mémorandum, demandant instamment aux autorités de Belgrade de réagir « de la manière la plus énergique, car ce document n’a aucune valeur légale pour la Serbie ». À Pristina, on a bien accueilli ce transfert de responsabilités. Au mois de juin, une nouvelle constitution est entrée en vigueur, elle délègue la plupart des compétences des Nations unies qui ont administré le Kosovo depuis 1999, au gouvernement du Kosovo indépendant. |
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