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Le Parlement serbe ratifie l’ASA avec l’Union européenneTraduit par Jacqueline Dérens
Sur la Toile :
Mise en ligne : mardi 9 septembre 2008
Le Parlement serbe vient de ratifier l’Accord de Stabilisation et d’Association (ASA) avec l’Union européenne par 140 députés sur 250. Les députés du Parti radical qui ont suivi Tomislav Nikolić se sont abstenus, tandis que l’aile « dure » du parti votait contre. Les parlementaires ont également ratifié le vente de 51% des parts de l’entreprise public NIS au géant russe Gazprom.
L’Accord de stabilisation et d’association (ASA), que Bruxelles avait signé avec Belgrade le 29 avril 2008, a reçu le soutien de 140 députés sur les 250 du Parlement serbe, et l’accord énergétique a été approuvé par 214 parlementaires. Le vote du mardi 8 septembre a suivi la décision du gouvernement de retirer un projet de résolution confirmant que le Kosovo faisait partie intégrante de la Serbie, à cause d’un manque d’unité politique sur le sujet. Les Radicaux se sont abstenus sur le vote concernant l’accord avec l’UE, mais ont soutenu l’accord énergétique avec la Russie. Le Parti démocratique de Serbie (DSS) de l’ancien Premier ministre nationaliste Vojislav Koštunica a voté contre l’ASA. Le Parti radical s’est scindé en deux, l’ancien chef du parti, Tomislav Nikolić, ayant formé son propre groupe parlementaire. Il fait aujourd’hui face à une procédure d’exclusion de son parti. Nikolić a démissionné de ses postes de chefs du parti et du groupe parlementaire la semaine dernière, en raison de son soutien la signature de l’ASA. Tomislav Nikolić avait promis au gouvernement que les Radicaux voteraient en faveur de l’accord avec l’UE, si la coalition pro-européenne au pouvoir acceptait d’adjoindre en annexe au document une déclaration confirmant que le Kosovo faisait bien partie de la Serbie. Mardi 8 septembre, les médias annonçaient que 15 des 77 députés du Parti radical avaient rejoint Nikolić, mais qu’ils ne voteraient pas pour l’ASA. Maintenant que l’accord a reçu le soutien du Parlement serbe, c’est à Bruxelles de décider quand il entrera en vigueur. L’UE veut que la Serbie coopère pleinement avec le tribunal de La Haye et qu’elle livre les deux derniers criminels recherchés par le TPI pour crimes de guerre pendant les conflits balkaniques des années 1990. Le commandant militaire bosno-serbe, Ratko Mladić et l’ancien chef des Serbes de Croatie, Goran Hadžić se cacheraient, dit-on, en Serbie. Le contrat de 1,5 milliards d’euros avec le géant russe Gazprom va s’accompagner de la vente de 51% des parts de la compagnie serbe NIS aux Russes et du développement de l’oléoduc South Stream qui doit transporter du gaz naturel de Russie vers les marchés européens par la Serbie. |
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