
![]()
|
BIRN
L’UE estime que la situation en Bosnie ne pourrait pas être pireTraduit par Marion Michelin
Sur la Toile :
Publié dans la presse : 23 octobre 2008
Mise en ligne : vendredi 24 octobre 2008
En session cette semaine à Strasbourg, le Parlement européen a adopté une résolution pressant les dirigeants bosniens à développer des visions communes et à poursuivre les réformes dans la perspectives d’une intégration européenne.
Le Parlement européen a discuté d’une résolution encourageant les dirigeants de Bosnie à avancer sur les réformes importantes, au lieu d’exacerber les tensions dans le pays. Selon le calendrier du Parlement européen, la résolution devait être votée jeudi (23 octobre), après le débat ayant eu lieu la veille (voir le communiqué de presse sur le site du Parlement européen). « Les divisions sur des bases ethniques s’accentuent, le bureau du Haut Représentant n’utilise pas ses pouvoirs et personne n’a peur de lui ou ne le respecte. Les hommes politiques ne font rien et la situation ne pourrait pas être pire » a estimé la députée allemande au Parlement européen Doris Pack, qui a proposé la résolution. Cette déclaration arrive le lendemain de la publication d’un article par l’ancien diplomate américain Richard Holdbrooke et l’ancien Haut Représentant Paddy Ashdown, qui encourage les dirigeants de l’Union européenne et des Etats-Unis à réaffirmer leur engagement en Bosnie et ainsi empêcher une nouvelle crise qui menace de conduire le pays à l’effondrement.
S’exprimant au cours de la session à Strasbourg, le Commissaire européen à l’élargissement Olli Rehn a estimé que la Bosnie avait fait « un pas en avant significatif » en signant un accord clé de pré-adhésion, appelé Accord de Stabilisation et d’Association, le 16 juin dernier. « L’UE a pu parapher l’Accord de Stabilisation et d’Association en décembre dernier et le signer en juin dernier parce que les leaders politiques du pays ont fait un effort et ont atteint le consensus sur les conditions principales, en particulier sur la réforme de la police. Cela prouve que des progrès peuvent être fait et que la crise peut être surmontée si les hommes politiques le souhaitent » a dit Rehn lors de son discours. « Pourtant, ce consensus s’est effondré depuis, et les reformes ont été arrêtées ». « La rhétorique nationaliste précédant les élections locales d’octobre a été un facteur de cette détérioration. Maintenant, les problèmes politiques du pays sont encore plus profonds ». « Le manque de perspectives communes sur le futur entre les leaders du pays et l’absence de consensus sur les reformes de l’UE nuisent à ses perspectives européennes. Il y a des divergences patentes sur la plupart des questions politiques, ainsi qu’une absence de sens de l’urgence ou de responsabilités afin de venir à bout de l’impasse politique ». Rehn s’est réjoui et a soutenu la proposition de résolution du Parlement européen, qui demande aux leaders locaux de poursuivre les réformes importantes. Cela permettrait de fermer le bureau du Haut Représentant (OHR), mesure qui sera discutée mi-novembre par les instances internationales. Rehn a ajouté qu’en novembre également, le bras exécutif de l’UE, la Commission européenne, publierait le Rapport de Progrès pour la Bosnie. « Nous devons aussi faire remarquer le fait que les leaders de Bosnie-Herzégovine peuvent soit continuer à se disputer et prendre du retard sur leurs voisins, soit poursuivre les réformes et avancer vers l’UE » a-t-il dit. |
Dans le même journalSur les mêmes thèmes |