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Danas
Mirko Đorđević : courage et tolérance au service du dialogue interreligieuxTraduit par Persa Aligrudić
Sur la Toile :
Publié dans la presse : 23 octobre 2008
Mise en ligne : vendredi 31 octobre 2008
Écrivain, traducteur, Mirko Đorđević est un spécialiste de sociologie des religions. On le considère notamment comme l’un des meilleurs connaisseurs de l’Église orthodoxe serbe. Ce croyant engagé dans le dialogue interreligieux, opposant résolu au régime de Milošević, n’a jamais ménagé ses critiques envers les institutions religieuses, alliant l’érudition et la finesse de l’analyse à un courage de tous les jours.
Par Jelena Diković
Le publiciste Mirko Đorđević, l’un des meilleurs connaisseurs des religions et des Églises en Serbie, est le lauréat du prix annuel de journalisme Dušan Bogavac, qui est attribué par l’Association indépendante des journalistes de Serbie pour l’éthique et le courage. Dans son exposé, le jury a souligné que « dans les milieux ecclésiastiques, politiques, scientifiques, journalistiques et sociaux, ses écrits incitent au dialogue, et Mirko Đorđević lui-même offre le meilleur exemple de la manière de mener en public un dialogue tolérant, moderne et civilisé ». Les commentaires et les textes analytiques de Mirko Đorđević se distinguent par leur approche critique pointue, par l’autorité d’un excellent connaisseur des problèmes, et par le courage d’aborder les sujets les plus sensibles de l’actualité, relève également le jury. De plus, dans sa manière de traiter les sujets, Mirko Đorđević parvient à associer de la meilleure façon possible les bases scientifiques et un style journalistique léger. Mirko Đorđević est né le 29 novembre 1938 dans le village de Brod, près de Crna Trava. Il a publié quelques livres et plusieurs textes dans de nombreux journaux et revues, et il est aussi l’un des rédacteurs de la revue Republika. Il collabore régulièrement avec le quotidien Danas. Il a participé à une vingtaine de symposiums et de réunions sientifiques - « du Vatican à Paris », comme il aime à le dire. Ses travaux sont traduits en plusieurs langues et ses essais sur la problématique socio-religieuse ont été récemment traduits en langue danoise. Il a récemment traduit de l’allemand le roman Azef de Roman Goul, dédiant la traduction à sa petite fille. Il y a deux ans, des pierres ont été lancées sur les fenêtres de la chambre de sa maison familiale. Les auteurs de cet agression n’ont jamais été retrouvés. Les médias ont supposé que la cause de l’attaque était due à ses positions publiques contre les abus de la religion et de l’Église orthodoxe. Mirko Đorđević a été membre de l’Association des écrivains de Serbie, qu’il a quitté en signe de protestation après la destruction de Vukovar en 1991. Il a ensuite fondé le Forum des écrivains, avec plusieurs de ses collègues. Il dit qu’il lit tout, et dans plusieurs langues. Il lit avant de l’historiographie et des écrits de philosophie, car il est traducteur de profession. On peut voir actuellement sur son bureau des livres publiés par l’Académie des sciences de Russie. La passion de Mirko Đorđević pour la lecture est devenue une véritable légende, ce qui a fait dire à certains de ses admirateurs que « cela frôlait le bord du phénomène pathologique ». Il écoute très souvent la musique du compositeur français Claude Debussy, qui représente pour lui une valeur impérissable. Sinon, pour ce qui est de la musique populaire, il n’écoute que le folklore macédonien car il a su conserver son originalité, « et il ne se laisse pas détruire en dépit des tendances à la modernisation ». Il est marié à Mira depuis 40 ans. Ils ont deux enfants, une fille et un fils. Le couple a aussi deux chats, Fiki et Amfi. Retrouvez des articles de Mirko Đorđević sur notre site : Orthodoxie et catholicisme : le dialogue est-il impossible dans les Balkans ? « L’Église orthodoxe serbe a tort de vouloir entrer sur la scène politique » L’Église orthodoxe serbe visitée par le démon du pluralisme ? |
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