Au cours de sa première comparution devant le Tribunal de la Haye, Florence Hartmann n’a pas voulu plaider pour le chef d’accusation d’outrage a la Cour.
Florence Hartmann, ancien porte-parole du Procureur de la Haye, a refusé de plaider pour les deux chefs d’accusation d’outrage, revendiquant qu’elle le ferait lors de la prochaine audience, programmée au cours des 30 prochains jours.
William Bourdon, son représentant légal, a expliqué à la Chambre du Tribunal de la Haye, que cela était du à une raison de « nature technique ».
« Une enquête concernant sa situation financière n’est pas encore terminée. Il n’y a pas de décision finale concernant cette question. Gardant cela à l’esprit, je ne sais toujours pas si je serais en mesure de la défendre ou pas.C’est l’une des raisons de la position de Mme Hartmann » a expliqué Bourdon ; ajoutant que cette procédure n’etait « en aucun cas urgente ».
Bien qu’il ait dit qu’il ne « voyait aucun lien » entre la situation financière de Mme Hartmann et sa capacité à plaider, le juge Carmel Agius a approuvé la proposition de la défense.
En août 2008, le tribunal de la Haye avait émis « une ordonnance qui ressemblait à une mise en accusation », ordonnant des poursuites contre Florence Hartmann, qui avait été pendant six ans le porte-parole de l’ancien Procureur du TPIY, Carla Del Ponte, l’accusant d’outrage.
La mise en accusation, qui contient deux chefs d’accusation, reproche à Florence Hartmann d’avoir dévoilé des données relatives à « deux décisions concrètes » rendues par la chambre d’appel dans le cas de Slobodan Milošević dans son livre Paix et Chatiment, publié en 2007.



















