Par Blerim Shala
Et que faire maintenant ? Contrairement à ce que l’on pouvait croire au début de la semaine, il semble que personne ne connaisse la réponse à cette question. Les plus hautes autorités institutionnelles du Kosovo, le Président Fatmir Sejdiu et le Premier ministre Hashim Thaqi, comme ils l’ont déclaré aux médias lundi soir, n’ont pas donné leur feu vert à l’accord passé entre la Minuk et le gouvernement serbe, à cause de « désaccords fondamentaux ».
Leurs longs entretiens avec les diplomates occidentaux à Pristina n’ont pas débouché sur un accord, qui aurait ensuite dû recevoir la confirmation de Ban Ki-Moon. Le rapport positif du Secrétaire Général des Nations Unies aurait été le sésame permettant enfin le déploiement de la mission Eulex au Kosovo.
Le caractère essentiel des remarques de Fatmir Sejdiu et de Hashim Thaqi sur le document signé par la Minuk et Belgrade annonce que Pristina ne pourrait changer sa position sur la question qu’à la condition que soient apportées des modifications que Belgrade va certainement refuser.
De toute façon, les plus hautes autorités de Belgrade l’ont répété : la Serbie n’acceptera le déploiement d’Eulex que si ses revendications politiques sont satisfaites. Il parait évident qu’on ne voit pas comment sortir de cette situation très difficile.
Nous sommes arrivés dans cette impasse, nous les Kosovars et les Occidentaux, à la suite de glissades successives, pas après pas, cas après cas, depuis le printemps de cette année, quand il devint évident que la Communauté internationale - c’est-à-dire, en premier lieu, la Minuk - n’avait nullement l’intention de réagir de manière adéquate aux défis du Nord du Kosovo.
Maintenant, cette dégringolade va peut-être s’arrêter, puisqu’il n’est plus possible de reculer.


















