
- Ilir Meta
Selon le leader du LSI, Ilir Meta, qui fait partie des grévistes, les deux plus grandes formation politiques du pays, le Parti socialiste et le Parti démocratique, veulent élaborer le Code électoral à leur guise, d’une manière qui entraînera la disparition des petits partis. Selon l’accord passé entre les deux « grands », les petits partis ne seront pas représentés dans les commissions assurant le bon déroulement dans les bureaux de vote.
Les petits partis voient ainsi leur survie menacée et n’ont trouvé que cette solution pour dénoncer le passage de ce Code électoral au vote du Parlement.
Le Président de la République, Bamir Topi, a déclaré que « la grève des députés du LSI et du PDK a pour objectif d’élever les standards des élections ». Lors d’une interview accordée à la radio Voice of America, il a précisé que « selon le rapport de l’UE, le Code électoral nécessite des réformes », et que la question des élections était prioritaire, étant donné qu’elles sont imminentes. Le Président albanais a expliqué qu’il était dans le droit des députés de protester pour que leurs revendications soient prises en compte, mais que, d’un autre côté, cette grève témoignait encore « d’un manque de culture du dialogue politique ».
La Commission parlementaire pour le Code électoral a approuvé le 13 novembre 2008 le projet qui de réforme, à l’unanimité des forces politiques présentes à la session, malgré la grève de faim de quelques députés. Le projet réformé sera très rapidement approuvé par le Parlement lors d’ une prochaine séance, ce qui risque de rendre encore plus pesante la situation déjà lourde au sein d’une des institutions majeures du pays.
Le projet facilite l’accès à la fonction de député pour les chefs de partis parlementaires, il réorganise les commissions électorales (le point de discorde pour les petits partis) et améliore le processus de décompte des voix, notamment en installant des caméras dans les bureaux de vote.


















