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Le Courrier de la Roumanie

65% des Roumains n’hésitent pas à maltraiter leurs enfants « pour leur bien »

Traduit par Tatiana Stegaru
Mise en ligne : lundi 29 décembre 2008
« Qui aime bien châtie bien » : l’adage pourrait être roumain. Plus de 65% des Roumains considèrent en effet que les châtiments physiques appliqués aux enfants sont acceptables et représentent une forme d’éducation.

Gabriela Tonk a présenté ces statistiques fin novembre, à l’occasion du lancement d’une campagne de sensibilisation contre les punitions corporelles « éducatives ».

Durant les six premiers mois de l’année 2008, l’ Autorité nationale pour la protection de l’enfant (ANPDC) a enregistré - au niveau départemental - environ 5.800 cas d’abus contre les enfants. 805 étaient des cas d’abus physiques, selon NewsIn.

Les punitions corporelles arrivent en tête des violences qui touchent les plus jeunes. En réponse, le Conseil de l’Europe a lancé une campagne baptisée « Les mains devraient protéger, pas frapper. Levez la main contre la fessée » [1]. Objectif : interdire tout châtiment corporel à l’encontre des enfants. École, systèmes pénaux, structures alternatives et surtout famille, personne n’a le droit de toucher aux enfants, a précisé le coordinateur du Bureau d’information du Conseil de l’Europe, Marian Nitelea.

À l’initiative de cette campagne, on trouve en Roumanie le ministère de l’Éducation et le Conseil national de l’audiovisuel. La Fondation Scheherazade [2] et le Bureau d’information du Conseil de l’Europe en Roumanie donnent aussi un coup de pouce au projet.

La campagne européenne de sensibilisation a été lancée en Croatie. Elle se déroule en ce moment en Pologne, en Ukraine et en Slovaquie.

[1] Retrouvez cette campagne sur le site du Conseil de l’Europe .

[2] Le site de la fondation Shéhérazade en Roumanie : www.scheherazadefoundation.ro .