La police serbe a lancé des fouilles sur différents sites ce jeudi 4 décembre, dans sa traque des fugitifs suspectés de crimes de guerre et des personnes suspectées de leur apporter de l’aide.
Un de ces sites était la maison même de Darko Mladić, fils du suspect le plus recherché par La Haye, l’ancien commandant en chef des Serbes de Bosnie, Ratko Mladić.
Des dizaines d’officiers cagoulés, ainsi que deux jeeps, entouraient la maison du fils de Mladić. Les recherches se poursuivent sur quatre emplacements, dont trois à Belgrade.
Une source auprès du bureau de Rasim Ljajić, qui assure la coordination de Belgrade avec le Tribunal pénal international de La Haye, a déclaré qu’il ne s’agissait pas d’une opération d’arrestation.
« Je ne pense pas qu’il sera arrêté aujourd’hui, mais ces tentatives ne sont pas faites pour divertir les foules. Si la police savait où il se cache, il serait immédiatement cueilli », ajoute notre source.
Ratko Mladić est accusé de génocide par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPI-Y), pour le meurtre de près de 8.000 civils bosniaques à Srebrenica pendant la guerre de 1992-1995.
Seul autre fugitif de Serbie également en liberté, l’ancien dirigeant des Serbes de Croatie Goran Hadzić, fait face à 14 chefs d’inculpation pour crimes de guerre supposés avoir été commis sur des civils croates entre 1991 et 1993.
Il y a deux jours, les troupes de l’Otan ont également mené un raid contre la maison de Radovan Karadžić, arrêté en juillet dernier. Cette opération s’inscrivait aussi dans le cadre de la traque de Ratko Mladić. Les carabiniers italiens, qui collaborent avec les troupes de l’Otan en Bosnie, sont entrés dans la maison de Karadžić, dans la ville de Pale, 18 kilomètres à l’est de Sarajevo. Les fouilles et l’interrogatoire des membres de la famille de Karadžić se sont déroulés de 3 heures à 6 heures 30 mardi matin, et aucune saisie n’a été réalisée, d’après les représentants de l’Otan et la fille de Karadžić, Sonja Jovicevic Karadžić.
Treize ans après la fin de la guerre, Ratko Mladić est toujours en fuite, et les services de police pensent qu’il a passé la plupart de son temps en Serbie ces dernières années. Les fonctionnaires de l’Otan pensent que le réseau qui a soutenu Karadžić dans sa cavale, aide également Mladić à échapper à la justice.
La famille Karadžić, ainsi que les dirigeants serbes de Bosnie, ont critiqué le raid comme « inutile » et relevant du « harcèlement ».



















