Logo le Courrier des Balkans, le portail francophone des Balkans
filet
Corruption et pots de vin : médaille d’or pour la Slovénie, bronze pour la Croatie - Bulgarie : Boïko Borissov réclame de nouvelles élections législatives - Émigration : la Macédoine a perdu près de 10 % de sa population - Grèce : l’incertain destin d’une loi contre les violences racistes et xénophobes - Bosnie-Herzégovine : comment classer le dossier Budimir ? - 
Balkanophonie Abonnez-vous
La boutique en ligne A propos Livres ong liens Agenda
forums

Adevarul

Roumanie : l’ancien Premier ministre Adrian Năstase devant la justice

Traduit par Ramona Delcea
Sur la Toile :
Publié dans la presse : 21 janvier 2009
Mise en ligne : jeudi 22 janvier 2009
Adrian Nastase a été traduit en justice par les procureurs du Département national anti-corruption dans l’affaire de financement illégal de sa campagne présidentielle en 2004. L’intéressé continue pourtant de clamer son innocence.

Les procureurs du Département national anti-corruption (DNA) ont traduit en justice l’ancien premier ministre roumain (2000-2004) Adrian Năstase dans le dossier « Trofeul calitatii in constructii » (« Le trophée de la qualité dans le bâtiment »).

Năstase est accusé d’abus de pouvoir pour avoir usé de son statut de président du Parti Social Démocrate (PSD) afin d’obtenir des fonds pour sa campagne présidentielle de 2004. Il comparaîtra avec cinq autres personnes, dont Irina Jianu, directrice de l’Inspectorat d’État du bâtiment (ISC) au moment des faits. La première audience devant la Haute Cour de Cassation et de Justice a été fixée au 26 février.

Adrian Năstase est mis en cause dans d’autres affaires de corruption. Seulement c’est en qualité de Premier ministre qu’il est alors accusé. Or, concernant ces dossiers-là, la justice ne peut le mettre en examen sans un vote du Parlement, en vertu d’un amendement à la loi sur la responsabilité ministérielle. Voilà pourquoi, Adrian Nastase est poursuivi seulement pour ce dossier, en tant qu’ancien dirigeant du PSD.

Selon les procureurs du Département national anti-corruption (DNA), lors de la campagne électorale pour les présidentielles de 2004, Irina Jianu aurait mis sur pied un symposium nommé « Trofeul calitatii in constructii ». Le véritable rôle de ce cabinet aurait été de récolter d’importantes sommes destinées à financer la campagne d’Adrian Năstase. L’argent, collecté par l’intermédiaire des droits de participation, aurait servi à payer divers frais de campagne pour un montant total estimé à 1,5 millions d’euros.

À la sortie de sa dernière audience au DNA, l’ancien Premier ministre a déclaré qu’il attendait désormais que le dossier soit rendu public afin de prouver qu’il s’agit d’une affaire strictement politique, avant d’ajouter qu’il n’avait rien à voir avec ce scandale.