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L’Albanie au Conseil de l’Europe : bisbilles internes au Parti démocratiqueTraduit par Mandi Gueguen
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Publié dans la presse : 26 janvier 2009
Mise en ligne : lundi 2 février 2009
La délégation albanaise à l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe n’a pas obtenu son accréditation le jour d’ouverture de la session à Strasbourg. En cause, un conflit interne au Parti démocratique que dénonce, naturellement, l’opposition socialiste.
Par Armand Maho
L’annonce en est parue sur la page officielle du site du Conseil de l’Europe. La raison ? Le député hongrois Mátyás Ewrsi a affirmé avoir des « raisons de croire qu’un des membres de la délégation albanaise a été évincé de manière irrégulière et illégitime ». Le Comité de Réglementation de l’Assemblée préparera un rapport sur cette question. D’ici là, la nouvelle délégation albanaise pourra siéger provisoirement à la séance, en ayant le droit de voter et de s’exprimer mais pas de voter sur les questions qui la concernent. Le membre de la délégation suspendu par une décision du Parlement albanais et de sa présidente, Jozefina Topalli, est Aleksander Biberaj, président de la délégation albanaise à Strasbourg et vice-président (PPE) de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. Il est accusé d’avoir abusé de ses frais de transport dans ses allers-retours entre Tirana et Strasbourg. La nouvelle a secoué la classe politique albanaise. Les députés démocrates soulignent que cette affaire nuira terriblement à l’image du Parti démocratique en Occident. Le démocrate Besnik Mustafaj, ancien ministre des Affaires Etrangères, a affirmé qu’Aleksander Biberaj n’avait pas obtenu, à deux reprises, le remboursement de ses frais de voyages et que la présidente du Parlement avait enfreint les règles en actant son exclusion. Selon le Parti socialiste, la décision du Conseil de l’Europe de suspendre le vote de l’Albanie est unique dans son histoire. Selon la députée socialiste, Mimi Kodheli, « il est regrettable que Sali Berisha et Josefina Topalli nous salissent encore une fois devant l’opinion mondiale ». Pour Ilir Meta, président de la Ligue Socialiste pour l’Intégration, « les problèmes internet au Parti démocratique sont en train d’influencer nos rapports avec les partenaires étrangers… Faire fi de toutes les procédures parlementaires et remplacer arbitrairement un représentant élu par le Parlement, par une simple signature de sa présidente, est inadmissible ». |
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