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Exclusif : Ratko Mladić se cache-t-il au Kosovo ?

Sur la Toile :
Mise en ligne : mercredi 1er avril 2009
Des fonctionnaires d’ICO, qui faisaient incognito une randonnée dans les montagnes proches de Leposavić, dans le nord du Kosovo, ont été reçus par une paysanne serbe, qui pourrait être Ratko Mladić. Le fugitif travesti dispose d’un passeport du Kosovo au nom de « Mlada Ratkić ». Un témoignage accablant pour les militaires internationaux, qui se fournissent en fromage depuis des années auprès de cette paysanne. Nous avons recueilli leurs déclarations.

Par F.H.

« Vendredi dernier, nous avons pris un jour de congé et nous sommes partis en excursion dans les montagnes proches de Leposavić, pour profiter du premier jour de beau temps. Bien sûr, nous avions emprunté la Zastava de notre interprète, afin de ne pas être identifiés comme des internationaux, puisque la mission pour laquelle nous travaillons, ICO, ne peut pas pénétrer dans les zones serbes du Kosovo. Nous avons marché environ une heure après nous être garés près de la base belge de la KFOR », nous a expliqué O.H., l’un des deux randonneurs, qui tiennent à rester anonymes.

« Arrivés dans une vallée, nous avons rencontré une vieille paysanne qui gardait ses moutons. Nous l’avons photographiée puis, comme il faisait encore très froid, ce qui ne semblait pas gêner la vieille dame, nous lui avons demandé s’il n’y avait pas, dans les parages, une bergerie où nous aurions pu pique-niquer. Aussitôt, elle nous a très gentiment proposé de venir chez elle. Arrivés dans sa petite maison de bois, nous avons été frappés par ses traits, qui nous semblaient connus. Elle parlait également avec une voix très grave. Nous lui avons demandé de quoi elle vivait, et elle nous a expliqué qu’elle vendait depuis des années tout son fromage à la base de la KFOR, ce qui lui assurait un bon revenu ».

« À un moment, elle est sortie pour s’occuper de ses bêtes, et j’ai regardé le nouveau passeport du Kosovo qui traînait sur la table, surpris qu’une vieille serbe dispose de ce document. Le passeport, vieux de seulement deux mois, était établi au nom de Mlada Ratkić. Il portait déjà plusieurs visas de Russie, de Biélorussie et du Kazakhstan. Je pense qu’en fait, la paysanne nous surveillait depuis l’extérieur et qu’elle a vu que nous avions consulté son passeport. Quand elle est revenue dans la pièce, nous avons fait semblant de rien. Elle aussi a fait mine de rien, nous proposant une galette de maïs et un pot de beurre. »

« Nous avons commencé à manger, mais elle a brusquement lâché : ’on donne toujours des bonbons aux curieux avant de se débarrasser d’eux’. Puis elle a éclaté de rire. Je lui ai alors demandé ce qui allait se passer, et elle m’a répondu ceci :

- ’Que veux-tu qu’il se passe, fils, ceux d’en bas savent très bien qui je suis... Et j’aime bien les visiteurs...’

Elle est alors entrée dans l’autre pièce de la maison, et nous en avons profité pour nous enfuir ».

De retour à Pristina, les deux randonneurs ont immédiatement essayé de contacter le chef de l’ICO, Pieter Feith, ainsi que les services du Com Kfor. Ils ont été licenciés de l’ICO pour avoir pénétré sans autorisation dans la zone nord, et les responsables de la KFOR ont refusé d’enregistrer leur témoignage.