Logo le Courrier des Balkans, le portail francophone des Balkans
filet
Serbie : les meurtriers de Đinđić et de Pukanić tentent de s’enfuir de prison - Grèce : un mur contre les clandestins - Serbie : à Bujanovac, des noms de rue qui divisent - Macédoine : un gouvernement « baroque » - Serbie : la Save et le Danube pris par les glaces - 
Balkanophonie Abonnez-vous
La boutique en ligne A propos Livres ong liens Agenda
forums

Dnevni Avaz

Bosnie : trois ministres de l’UE font un p’tit tour à Sarajevo et puis s’en vont

Traduit par Vanessa Pfeiffer
Sur la Toile :
Publié dans la presse : 9 avril 2009
Mise en ligne : vendredi 10 avril 2009
Une « troïka » ministérielle, réunissant le ministre des Affaires étrangères français Bernard Kouchner et ses homologues tchèque, Karel Schwarzenberg, et suédois, Carl Bildt, s’est rendue à Sarajevo le 8 avril 2009. Ces derniers ont discuté avec les dirigeants des trois principaux partis bosniens de la réforme des institutions, de la suppression éventuelle du Bureau du Haut Représentant (OHR) et de l’aide que le FMI pourrait apporter à la Bosnie.

Par T. Lazović

Les ministres des Affaires étrangères de trois pays de l’Union européenne (UE) – République Tchèque, Suède et France – ont dîné le 8 avril 2009, à la résidence de l’ambassadrice de France, avec les dirigeants des trois principaux partis politiques, le Parti de l’action démocratique (SDA), l’Union démocratique croate de Bosnie-Herzégovine (HDZ BiH) et l’Union des sociaux-démocrates indépendants (SNSD), ainsi qu’avec le Haut Représentant international, Valentin Inzko.

À cette occasion, Karel Schwarzenberg, Carl Bildt et Bernard Kouchner ont discuté avec Sulejman Tihić, Dragan Čović et Milorad Dodik du chemin de la Bosnie-Herzégovine vers l’UE, de la réforme des institutions et de la fermeture du Bureau du Haut Représentant (OHR).

Les questions abordées

Milorad Dodik avait annoncé avant la réunion qu’il était « prêt à discuter immédiatement de toutes les questions » – en rappelant ses propres positions sur les propriétés de l’État et sur la réforme des institutions – mais il a ensuite précisé que la discussion avait été « tranquille ».

« Nous avons abordé toutes les questions déjà ouvertes. Il est temps de mettre fin au pessimisme et à la dépression qui règnent en Bosnie-Herzégovine. Beaucoup de choses ont déjà été réalisées. Parmi 169 demandes de l’UE, 25 sont actuellement discutés ou en phase de mise en œuvre », a affirmé Milorad Dodik, en ajoutant que la discussion avait également porté de l’avenir du Bureau du Haut Représentant et qu’il avait été rappelé que « pour que la Bosnie-Herzégovine obtienne le statut de candidat à l’UE, il fallait le supprimer ».

Sulejman Tihić a précisé que les ministres avaient fait passer le message que les politiciens bosniens devaient faire leur travail, mais que l’UE était prête à les aider.

« Il nous a été dit que les institutions bosniennes doivent s’adapter aux institutions européennes, et pas le contraire. Je leur ai fait part de la gravité de la situation politique et économique, surtout avec la crise dans laquelle nous entrons. Je leur ai dit qu’il serait très dangereux et irresponsable de fermer le Bureau du Haut Représentant dans cette situation », selon Sulejman Tihić. Il a ajouté que cela pourrait susciter des divisions, des tensions et des blocages.

Réformer les institutions

Le président du HDZ BiH, Dragan Čović, a signalé qu’ils ont tous donné leur avis, en soulignant qu’il leur avait été dit que « la Bosnie-Herzégovine devait être capable de réformer ses institutions si elle souhaitait obtenir une aide de la part du Fond monétaire international (FMI) et si elle souhaitait intégrer l’UE ».

« L’OHR et le chemin vers l’UE sont liés à notre Constitution, et nous ne pouvons pas intégrer l’UE avec la présence du Bureau du Haut Représentant. Cependant, nous pensons tous que l’OHR ne doit pas fermer avant que nous ayons modifié la Constitution. L’idéal serait que nous parvenions à le faire durant l’année à venir pour aller encore plus loin », a précisé Dragan Čović.