Mardi 7 avril, des milliers de manifestants se sont réunis devant le Parlement de Moldavie pour dénoncer l’irrégularité du scrutin législatif du 5 avril dernier remporté par le Parti communiste et réclamer l’organisation de nouvelles élections.
La jeunesse moldave a continué de descendre dans la rue contester ce résultat plusieurs jours durant, soutenue par les forces d’opposition. Les bâtiments du Parlement et de la Présidence ont notamment été pris d’assaut.
Cette vague de contestation a été fermement réprimée par le pouvoir, qui a accusé Bucarest d’avoir fomenté ces troubles pour prendre le contrôle du pays.
Le 15 juin, le Président Voronine a été contraint de dissoudre l’Assemblée, le PCRM ne parvenant pas à obtenir une majorité suffisante pour élire son successeur. Il ne manquait pourtant qu’une voix pour cela, mais l’opposition n’a pas cédé.
Le 30 juillet 2009, plus de 60% d’électeurs ont voté pour les législatives anticipées, dans le calme. L’OSCE s’est dite « encouragée » par les conditions dans lesquelles s’est tenu le scrutin tout en appelant à plus de « réformes démocratiques ».
Le PCRM est arrivé en tête, mais il lui sera impossible de gouverner seul tandis que l’opposition recueille près de 50% des voix et va tenter de s’unir pour gouverner. La loi ne permet pasla tenue de deux élections anticipées la même année.


















