« Une évaluation par le conseil d’administration du FMI suivra la mise en place d’une série de mesures prioritaires sur le plan fiscal dans les semaines à venir », ont rapporté les médias locaux, citant une déclaration du directeur exécutif du FMI, Murilo Portugal.
L’accord a été finalisé mardi après-midi, après de longues et difficiles négociations, mais certains experts ont fait part de leurs inquiétudes sur la capacité des dirigeants locaux - surtout pour la Fédération croato-bosniaque - à mettre en ouvre les réformes nécessaires et à faire face aux troubles sociaux que ces réformes vont certainement provoquer.
« Le gouvernement fédéral n’a ni la capacité ni l’intégrité nécessaires pour mettre ce programme en œuvre », estime Fikret Čausević, un économiste bosnien reconnu.
Si réformes fiscales convenues deviennent effectives, les fonds du FMI seront versés en trois tranches sur les trois prochaines années. La première tranche pourrait être versée dès le mois d’août 2009, selon certaines source officielles.
Deux tiers des fonds iront à la Fédération croato-bosniaque de Bosnie-Herzégovine, tandis que le tiers restant sera donné à l’autre entité bosnienne, la Republika Srpska.
Pour obtenir ces fonds, c’est la Fédération qui devra procéder aux ajustements les plus sérieux et réduire son budget de 207 millions d’euros. La Republika Srpska devra faire baisser ses dépenses de 73 millions d’euros, tandis que les budgets de l’État et du district de Brčko seront respectivement réduits de 20 et 5 millions d’euros.
Les réformes convenues devraient être relativement indolores, sauf en Fédération, qui fait face à des troubles sociaux de plus en plus virulents, conséquences de l’incapacité évidente du gouvernement et du parlement à modérer les effets négatifs de la crise économique.



















