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Danas

Interpol : Agim Çeku échappe de peu à l’arrestation en Colombie

Traduit par Jean-Arnault Dérens
Sur la Toile :
Publié dans la presse : 8 mai 2009
Mise en ligne : samedi 9 mai 2009
Agim Çeku, ancien commandant en chef de l’UÇK et ancien Premier ministre du Kosovo, a échappé de peu à l’arrestation. Il a été localisé en Colombie, mais les autorités de ce pays ont finalement choisi de l’expulser en France, après une intervention directe de Bernard Kouchner. La Serbie demande l’arrestation et l’extradition d’Agim Çeku.
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Agim Ceku

Mercredi, la Colombie a annoncé à la Serbie qu’Agim Çeku avait été localisé dans ce pays. Dans la nuit de mercredi à jeudi, le ministère de la Justice de Serbie a adressé une demande d’extradition contre l’ancien commandant en chef de l’UÇK.

Agum Çeku se trouvait en Colombie pour participer à un séminaire international sur le désarmement.

Les autorités colombiennes ont finalement choisi de l’expulser vers la France, à la suite d’une intervention directe de Bernard Kouchner, selon les sources de Danas. Agim Çeku a également été interdit de séjour pour dix ans en Colombie.

Après l’annonce de cette expulsion, le ministère serbe a adressé une demande d’extradition aux autorités françaises, par le biais de l’ambassade de Serbie à Paris, qui a également transmis une large documentation sur les accusations pesant contre Agim Çeku.

Vendredi, le bureau français d’Interpol a indiqué, sans autre commentaire, qu’il ne répondrait pas à la demande des autorités serbes, parce que que les autorités judiciaires françaises n’ont aucune charge contre Agim Çeku. Ce même jour, les autorités françaises ont permis à Agim Çeku de rejoindre Zagreb.

Agim Çeku dispose en effet de la nationalité croate, reçue après sa participation à la guerre dans ce pays.

Le ministère serbe de la Justice demande l’extradition d’Agim Çeku, qui est accusé de génocide. Dans l’acte d’accusation, la responsabilité d’Agim Çeku est avancée dans le meurtre de 669 Serbes et 18 membres d’autres communautés non-albanaises du Kosovo.

Sur la base du mandat transmis par la Serbie à Interpol, Agim Çeku avait déjà été arrêté dans les aéroports de Ljubljana en 2003 et de Budapest en 2004. Dans les deux cas, il a rapidement été relâché.