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Express
Kosovo : la crise financière touche l’immobilierTraduit par Belgzim Kamberi
Sur la Toile :
Publié dans la presse : 11 mai 2009
Mise en ligne : jeudi 14 mai 2009
La crise financière mondiale touche de plein fouet le secteur immobilier du Kosovo. Prix des appartements en chute libre, baisse de l’activité des agences, et nombre de constructions en déclin... Le marché de l’immobilier kosovar va mal. Le point avec le quotidien Express.
Par Tinka Kurti
Dans le « Quartier de l’hôpital » à Priština, une maison coûte 20.000 euros de moins que l’an passé. À l’heure actuelle elle est estimée à 130.000 euros. La chute des prix de l’immobilier n’est pas un cas isolé à ce quartier, mais touche l’ensemble du pays. Du moins, c’est ce que disent les professionnels. Pour eux, le prix des maisons a baissé de 20% en raison de la crise. En revanche, les prix des appartements sont toujours les mêmes, bien qu’il n’y ait plus la même dynamique de vente. « La crise mondiale a fait baisser les prix de l’immobilier. Les maisons et les terrains sont les plus touchés, les appartements ont pour l’instant bien résisté », évoque le gestionnaire de l’agence immobilière Eco-Impex, Ekrem Smajli. Selon lui, pour les appartements, le prix des offres ne change pas même si la demande a baissé. « Les demandes pour les appartements anciens sont toujours au même niveau, mais l’offre est très faible, c’est pour cette raison que les prix ne diminuent pas », ajoute Smajli. Ragip Rugova, gestionnaire de l’agence Rugova, explique que l’acquisition de biens chute : « Les gens sont intéressés pour des appartements, mais ils n’achètent pas. Ils s’intéressent seulement aux prix ». Selon Ragip Rugova, le prix moyen du mètre carré d’un vieil appartement est actuellement estimé à 1.000 euros, mais ceci dépend beaucoup de sa localisation. Concernant les nouveaux appartements, le prix est estimé à 800 euros le mètre carré. Parallèlement, le nombre de chantiers de construction est lui aussi en déclin. Ainsi, le président de l’Association des Constructeurs, Shkëlzen Belegu affirme que « il y a aujourd’hui une tendance à la décroissance dans le secteur du bâtiment en raison de la crise mondiale ». |
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