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Slobodna Evropa

Bosnie : un soldat hollandais revient vivre à Srebrenica

Traduit par Eléonore Loué-Feichter
Sur la Toile :
Publié dans la presse : 29 mai 2009
Mise en ligne : jeudi 4 juin 2009
Un soldat du bataillon néerlandais des Nations Unies qui était à Srebrenica en juillet 1995 au moment de la chute de la ville a décidé de venir vivre avec sa famille à Srebrenica. Il a l’intention d’acheter un terrain, d’y faire construire sa maison, de rester à Srebrenica avec sa femme et ses deux enfants et de créer une entreprise.
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Rob Zomer
Photo : Sadik Salimović

Après la chute de Srebrenica, Rob Zomer est revenu pour la première fois dans cette ville l’année dernière et a décidé de s’y installer. L’opinion publique aux Pays-Bas est divisée sur cette initiative : « J’ai été invité dans de nombreuses émissions télévisées et radiophoniques. La plupart des gens m’ont demandé pourquoi je voulais retourner à Srebrenica, comme si la guerre durait toujours. J’ai eu l’impression que les Hollandais ne comprenaient toujours pas la situation en Bosnie-Herzégovine. Je leur ai dit qu’il y avait eu la guerre mais qu’elle était terminée depuis quatorze ans et que le calme était revenu dans toutes les villes. Beaucoup de gens, cependant, m’ont compris et ont compris mon désir de revenir et d’aider au moins quelques familles, d’une manière que j’imaginerai le moment venu. »

Rob Zomer faisait partie du bataillon néerlandais déployé à Srebrenica en juillet 1995 : « Après tout ce qui est arrivé, bien sûr, on n’éprouve pas un sentiment agréable car nous savons aujourd’hui que des choses atroces se sont produites. Mais, à l’époque, nous avons fait ce que nous pouvions. C’est seulement un mois plus tard que nous avons appris ce qui c’était vraiment passé à Srebrenica. Nous n’avons pas été en mesure d’éviter ces meurtres. À l’époque, nous étions en pleine confusion, nous ne comprenions pas la situation et nous ne pouvions pas supposer que tous ces gens seraient tués ».

Rob Zomer a exprimé de forts regrets à l’égard des victimes et a souligné qu’ils n’étaient absolument pas en mesure de sauver les civils bosniaques rassemblés à Potočari le 11 juillet 1995. Il veut tenter de payer sa dette en revenant à Srebrenica et en passant le reste de sa vie avec tous ceux qui ont survécu au génocide de juillet 1995.

Retrouvez un extrait du film documentaire de la BBC :