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To Vima / Kathimerini

Grèce : l’opposition social-démocrate triomphe aux européennes

Traduit par Laurelou Piguet
Sur la Toile :
Publié dans la presse : 7 juin 2009
Mise en ligne : lundi 8 juin 2009
Selon les chiffres actuellement disponibles, le parti socialiste PaSoK aurait obtenu 36,66% des voix, et Nouvelle Démocratie 32,29%. Le Parti communiste (KKE) suit avec 8,35% des voix, l’Alerte populaire orthodoxe (LAOS) avec 7,15%, la gauche radicale (SYRIZA) obtiendrait 4,70% et les Verts-Ecologistes 3,49%. L’abstention, qui s’élève à près de 48%, chiffre inédit en Grèce, pose un gros problème aux dirigeants de tous les partis.
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le Pasok a bien mené sa barque

Après 15 ans d’attente, le PaSoK remporte donc sa première grande victoire électorale aux élections européennes. Avec une différence estimée à plus de 4% de différence avec le parti Nouvelle Démocratie, il peut à nouveau espérer un retour au pouvoir, et son dirigeant, Yorgos Papandréou, est renforcée dans son ambition à devenir Premier ministre. Au contraire, le parti de Kostas Karamanlis s’est effondré : il semble avoir payé le prix des conséquences de la crise économique, des affaires et des scandales. Kostas Karamanlis subit ainsi sa première défaite électorale depuis 2004, et sa position s’en trouve encore affaiblie. 


La forte différence entre les deux grands partis, qui avait été annoncée dans les sondages, et surtout la baisse des votes en faveur de la Nouvelle Démocratie par rapport aux précédentes élections européennes, posent un sérieux problème à un gouvernement déjà très affaibli.

Les réactions des cadres du parti sont plutôt négatives : le ministre de l’Economie et des finances, Yannis Papathanasiou, a déclaré que « c’est un mauvais résultat pour Nouvelle Démocratie », reconnaissant ainsi les mauvaises performances de son parti. Quant à Dora Bakoyannis, ministre des affaires étrangères, elle a insisté sur l’importance de l’abstention. « C’est un message adressé au gouvernement, à Nouvelle Démocratie, et au système politique en général », a-t-elle dit, ajoutant que le fait qu’un citoyen sur deux ne soit pas allé voté hier, devait faire réfléchir. De son côté, le ministre de l’Aménagement du territoire, Yorgos Souflias, a ajouté que « le gros de l’abstention a touché la Nouvelle Démocratie ». Il est difficile à présent de savoir comment le Premier ministre va pouvoir continuer à gouverner après un tel désaveu du corps électoral. Ce résultat pourrait confirmer l’hypothèse d’élections nationales anticipées.

Le Parti communiste grec (KKE) a prouvé son endurance et sa stabilité. Il a montré lors de ces élections qu’il constitue une force stable avec une influence réelle sur le peuple grec. Le résultat de la droite nationaliste mérite aussi d’être analysé. Le parti LAOS de Yorgos Karatzaféris a remporté une légère victoire avec un discours basé sur la sécurité, l’ordre, et le contrôle de l’immigration. Le président du parti LAOS a souligné qu’aujourd’hui, son parti arrive en troisième position dans 27 départements du pays. Les Ecologistes ont de leur côté investi la scène politique de façon impressionnante, tandis que les grands espoirs portés par la gauche radicale SYRIZA ne se sont pas réalisés.