Le projet de loi, adopté par le gouvernement de la Fédération et soumis à une procédure parlementaire d’urgence, devrait impliquer d’importantes diminutions de salaires au sein du secteur public, mais les réductions affecteront aussi les prestations sociales et les retraites.
Ce projet de loi devrait permettre de réduire les dépenses publiques d’environ 207 millions d’euros, répondant ainsi aux exigences du Fond monétaire international (FMI). En effet, à condition que cette réduction soit mise en pratique, la Bosnie pourrait obtenir la première tranche des 1,2 milliards d’euros promis par le FMI lors de l’accord conclu début mai.
Sans ce nouvel accord, la Bosnie connaitrait une situation économique et financière très difficile, du fait de la récession mondiale. Les responsables de la Fédération ont averti à plusieurs reprises que sans une réduction budgétaire efficace et sans l’aide du FMI, le budget de la Fédération risquerait de s’effondrer en septembre.
En dépit des explications détaillées données par ces derniers, les syndicats ainsi que les influentes associations des vétérans de guerre ont accueilli le projet de loi avec indignation, formulant aussitôt des menaces.
Le président de l’Association des syndicats de Bosnie, Edhem Bider, a catégoriquement déclaré aux journalistes : « nous refusons cette loi ».
Il a souligné que le projet de loi était contraire à la Constitution et a ajouté que 13 différents syndicats et associations avaient décidé d’organiser une série de grèves et de manifestations visant à faire tomber le gouvernement actuel.



















