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Traite des êtres humains : les pays des Balkans « peuvent mieux faire »

Traduit par Jacqueline Dérens
Sur la Toile :
Publié dans la presse : 17 juin 2009
Mise en ligne : dimanche 21 juin 2009
Le rapport annuel sur la traite des êtres humains du Département d’état américain fait le point sur la situation dans les Balkans. La Macédoine, la Croatie et la Slovénie sont les mieux classées dans la lutte contre ce fléau, tandis que l’Albanie, la Bosnie, la Bulgarie, la Grèce, le Kosovo, la Roumanie et la Serbie ont encore des efforts à faire. Le Monténégro figure tout en bas de la liste, dans le groupe III, celui des pays où ce phénomène reste un « sérieux problèmes ».

Les pays des Balkans, pays de transit et de destination, restent toujours une plaque tournante pour tous les types de traite des êtres humains.

Seules la Slovénie, la Croatie et la Macédoine figurent parmi les pays des Balkans qui répondent pleinement aux critères établis par les USA à ce sujet. Ces trois pays sont classés dans le Groupe I, qui comprend 28 pays répondant aux critères minima fixés par la loi américaine protégeant les victimes de la violence et de la traite des êtres humains.

Sur 175 pays inclus cette année dans le rapport, l’Albanie, la Bosnie, la Bulgarie, la Grèce, le Kosovo, la Roumanie et la Serbie sont classés dans le second groupe de pays, « dont les gouvernements ne répondent pas complètement aux critères minimums établis, mais qui font des efforts significatifs ».

Par contre, le Monténégro a été classé dans le troisième groupe de pays qui continuent à poser de sérieux problèmes dans ce domaine. « Le Monténégro est d’abord un pays de transit pour les femmes victimes de la traite en provenance d’Ukraine, de Moldavie, de Serbie, d’Albanie et du Kosovo, et que l’on dirige vers les pays d’Europe occidentale pour être asservies à une exploitation sexuelle commerciale », précise le rapport.

Aucun pays n’a toutefois été placé dans le groupe IV, celui des pays où la traite et l’esclavage des êtres humains ne sont absolument pas maîtrisés par les gouvernements.

Ce rapport est l’un des plus complet au plan mondial sur les efforts faits par les gouvernements pour combattre ce fléau. Le but de ce rapport et ses conclusions ont pour objectif d’éveiller la conscience des pays à la réalité de ce fléau et les inciter à prendre des mesures efficaces pour y mettre fin.

Dans son discours de présentation du rapport, Hillary Clinton, la Secrétaire d’État des USA a fait remarquer qu’aucun pays au monde, y compris le sien, n’était à l’abri de « cette forme d’esclavage contemporain ».


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