La Grèce figure parmi les pays faisant le moins de progrès dans la lutte contre le blanchiment d’argent sale et ne prenant pas de nouvelles mesures pour renforcer ses dispositifs de lutte contre la corruption.
Par Takis Lainas

- Le gouvernement grec (source : ec.europa.eu)
Cette conclusion apparaît dans le dernier rapport du Groupe d’Action financière (Gafi), partenaire de l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE). Les membres du Gafi se sont réunis récemment à Athènes dans le but de revoir leur précédent rapport de 2007.
Le lundi 29 juin, la Banque Mondiale a pour sa part précisé que le niveau du pays relatif à son indicateur de gouvernance s’est détérioré. De plus, selon l’ONG Transparency International, la Grèce occupe la dernière (27ème) place en Europe avec 4,6 points en matière de transparence et la 56ème au niveau international.
La Banque mondiale mesure six dimensions de la gouvernance :
Expression et responsabilisation : mesure la possibilité pour les citoyens d’un pays de participer au choix de leurs gouvernants, ainsi que leur liberté d’expression, leur liberté d’association et la liberté de la presse.
Stabilité politique et absence de violence ou de terrorisme : mesure la probabilité de voir le gouvernement déstabilisé par des moyens inconstitutionnels ou violents, y compris le terrorisme.
Efficacité du gouvernement : mesure la qualité des services publics, les capacités de la fonction publique et son indépendance à l’égard des pressions politique et la qualité de la formulation des politiques.
Qualité de la réglementation : mesure la capacité du gouvernement d’assurer des politiques et des réglementations bien pensées permettant au secteur privé de se développer et encourageant ce développement.
Etat de droit : mesure la confiance dans les règles de la société manifestée par les agents et leur respet de ces règles, notamment la qualité des mesures d’application des contrats et de droits de propriété, de la police et des tribunaux, ainsi que la probabilité d’activités criminelles et de violence.
Lutte contre la corruption : mesure l’ampleur de l’exercice du pouvoir public pour l’enrichissement privé, y compris les formes mineures et majeures de corruption, ainsi que la mainmise des élites et des intérêts sur l’Etat.