
- Les pays membres du Mouvement des non-alignés
La coopération avec les Etats membres du Mouvement des non-alignés n’est pas un obstacle à l’intégration de la Serbie dans l’Union européenne et pourrait être un bon choix, étant donné le contexte de crise économique mondiale, notait récemment le quotidien Danas.
À son retour du sommet du Mouvement des non-alignés qui s’est tenu du 15 au 17 juillet à Sharm-el-Cheikh, en Egypte, le Président Boris Tadić a déclaré à la Radiotélévision publique (RTS) que chaque pays est à la recherche de nouveaux marchés dans le contexte de la crise mondiale.
« Il y a beaucoup de nouveaux marchés potentiels parmi les membres du Mouvement. Nous avons aussi eu beaucoup d’opportunités de rencontres avec des représentants et des invités à ce sommet. La Chine, le Brésil étaient présents… J’ai proposé aux représentants des républiques de l’ancienne Yougoslavie de réfléchir et d’envisager la création d’un consortium sur deux fronts économiques », a déclaré le Président.
L’ancienne directrice du Bureau de l’intégration européenne, Tanja Miščević a toutefois rappelé que la Serbie était libre de signer des contrats bilatéraux avec les pays du Mouvement des non-alignés, mais qu’une fois qu’elle serait membre de l’UE, ces contrats seront invalidés, car la Serbie devra partir du principe que cette coopération doit se faire selon les normes européennes.
Toujours selon Danas, le ministre de la Diaspora, Srdjan Srećković, est convaincu que la coopération économique avec les pays du Mouvement des non-alignés est une bonne décision. « L’UE est, et restera le principal partenaire de la Serbie, mais la Serbie ne doit pas fermer la porte aux non-alignés étant donné qu’elle n’a pas de technologies particulières ni de produits compétitifs sur le marché occidental ».
La diplomatie serbe s’est beaucoup rapprochée du Mouvement des non-alignés depuis la proclamation d’indépendance du Kosovo, le 17 février 2008. Les pays membres du Mouvement des non-alignés représentent deux tiers des pays membres des Nations unies, et la Serbie juge qu’il est important de conserver le soutien de ces pays à son refus de reconnaître l’indépendance du Kosovo.



















