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Koha Jone

Albanie : le Parti socialiste ne reconnaît pas le résultat officiel des élections

Traduit par Mandi Gueguen
Sur la Toile :
Publié dans la presse : 2 août 2009
Mise en ligne : mercredi 5 août 2009
Le Parti socialiste (PS) a fait savoir qu’il ne reconnaissait pas les résultats officiels des élections du 28 juin 2009, publiés le 1er août par la Commission centrale des élections (KQZ). Ces résultats accordent une courte victoire au Parti démocratique (PD) de Sali Berisha.

Par Rozeta Rapushi

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Synpathisants du PS, Tirana, 26 juin 2009 (©CdB/M.Janković)

C’est le porte-parole du PS auprès de la KQZ, Genci Gjoncaj, qui en a fait l’annonce après avoir boycotté la réunion préalable à la proclamation des résultats. « Le PS ne reconnaîtra aucun résultat déformé des élections », ceci afin d’éviter « la déformation future de toutes les institutions », a-t-il affirmé.

« Le PS a identifié les moyens politiques et légaux, à l’échelle nationale et internationale, afin de continuer sa bataille, qui n’est pas seulement celle d’un parti politique dépossédé de ses voix par la corruption du gouvernement qui a ignoré les procédures de transparence », poursuivait Genci Gjoncaj dans sa déclaration. Le PS se fait donc le chantre d’un combat qui veut défendre la vérité et une Albanie européenne, tout en préservant l’avenir de la démocratie. Son porte-parole a accusé directement les membres du KQZ qui ont cautionné par leur vote un processus qualifié de « déformé et indigne d’une démocratie » par le PS.

« Malheureusement, et contrairement à l’avis des optimistes qui croyaient que 18 années de tricheries électorales garantiraient les standards minimaux attendus par les citoyens albanais, les pouvoirs locaux et les partenaires internationaux du pays, le processus électoral a été marqué par des manipulations dans tout son déroulement », a déploré le porte-parole du PS. Le principal adversaire du Parti démocratique de Sali Berisha soutient que le processus électoral a succombé aux pressions politiques qui l’ont emporté sur la loi.

Selon Genci Gjoncaj, le KQZ s’est transformé en une structure partisane, qui a validé un processus de manipulation, qui menace la légitimité des institutions et celle du nouveau gouvernement. « Cette commission est un instrument dans les mains du pouvoir politique du PD, particulièrement de son chef et Premier ministre, Sali Berisha », concluait, amer, le porte-parole du PS.