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BIRN
Le FMI en mission d’évaluation en SerbieTraduit par Jacqueline Dérens
Sur la Toile :
Publié dans la presse : 25 août 2009
Mise en ligne : mercredi 26 août 2009
Une mission du FMI est arrivée à Belgrade lundi 23 août pour une visite de dix jours. Elle doit vérifier si la Serbie répond aux exigences fixées par le Fonds pour débloquer un prêt de 2,92 milliards d’euros, dont le principe a été accepté, sous conditions, en avril dernier. Au deuxième jour de la visite, aucun progrès notable n’avait été signalé dans les discussions.
La délégation du FMI conduite par Albert Jaeger a rencontré le Premier ministre Mirko Cvetković, la ministre des Finances Diana Dragutinović et le ministre des Affaires sociales Rasim Ljajić. Le gouvernement serbe a été obligé de demander un prêt pour maintenir sa stabilité fiscale. Le versement de ce prêt l’interviendra que si le déficit budgétaire de la Serbie ne dépasse pas 3% de son PIB. Les représentants du gouvernement serbe veulent maintenant que le FMI approuve une extension du déficit de 1,5% du PIB et proposent en contrepartie des réductions de dépenses pour le secteur public. Ils souhaitent aussi utiliser une partie du prêt pour combler les déficits budgétaires. Le Président serbe Boris Tadić a annoncé la semaine dernière que la Serbie allait proposer de nouvelles mesures de réduction des dépenses publiques et de l’administration au cours des négociations. « Nous devons réajuster nos dépenses publiques », a reconnu Boris Tadić dans des commentaires rapportés par l’agence Fonet. Il a ajouté que la meilleure politique alternative serait d’investir dans l’économie et de créer des emplois productifs, alors qu’il y a des milliers de postes inutiles dans l’administration serbe. Le Premier ministre avait confirmé, la semaine dernière, au quotidien Blic que le gouvernement ne proposerait pas une augmentation de la TVA ni de nouveaux taux pour les impôts sur le revenu, mais qu’il irait à la table des négociations en proposant une réforme complète de son secteur public. La ministre des Finances, de son côté, estime que la meilleure politique serait d’augmenter les impôts sur les salaires dépassant 400 euros par mois. Pendant leur visite, les membres de la mission du FMI vont aussi rencontrer des représentants du secteur privé et des universitaires. |
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