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BIRN
Trafic d’armes en Albanie : le suspect n°1 plaide coupableTraduit par Jacqueline Dérens
Sur la Toile :
Publié dans la presse : 1er septembre 2009
Mise en ligne : mercredi 2 septembre 2009
Efraim E. Diveroli, le PDG de la compagnie AEY, basée à Miami, qui est suspecté d’avoir vendu frauduleusement des armes d’origine chinoise à l’armée afghane, en complicité avec les autorités albanaises, a plaidé coupable devant un tribunal fédéral de Floride.
Comme il a accepté de plaider coupable, le procureur a abandonné plus de 80 autres chefs d’inculpation pour entente illicite dans le but de fraude contre les autorités fédérales américaines. Il risque jusqu’à 5 ans de prison. Le jugement sera prononcé en novembre prochain. Deux autres responsables de la compagnie AEY, David Packouz et Alexander Podrizki ont aussi plaidé coupables pour fraude, alors que Ralph Merril, un actionnaire de la compagnie a refusé de plaider coupable. Les quatre accusés ont été inculpés de fraude par un grand jury fédéral de Miami en juin 2008 pour une vente de munitions à l’armée afghane. « Les accusés ont fourni à l’armée américaine de faux documents certifiant que les munitions fournies avaient été fabriquées en Albanie alors qu’elles venaient de Chine », avait déclaré un procureur du tribunal South District de Floride, R.Alexander au moment de l’inculpation. « Efraim E.Diveroli, David Packouz et Alexander Podrizki avaient utilisé le stratagème suivant : ils avaient ordonné que les munitions soient livrées en Afghanistan avec un nouvel emballage effaçant toute trace mentionnant que ces munitions avaient été fabriquées en Chine ». Les autorités albanaises sont soupçonnées d’avoir bénéficiées de cette vente frauduleuse faite par AEY, dont le contrat avec l’armée américaine venait d’être suspendu. L’affaire a éclaté au grand jour quand le New York Times a publié un article, le 28 mars 2008, accusant les autorités albanaises d’affaires douteuses avec la compagnie AEY, fournisseur du Pentagone. Cette dernière avait vu la rupture de son contrat avec l’armée américaine après les allégations du journal l’accusant de fournir des munitions vieilles de plusieurs dizaines d’année à l’armée afghane. On soupçonne Tirana et AEY d’avoir utilisé une troisième compagnie, basée à Chypre, Evin.Ltd, sous-traitant de la compagnie publique albanaise MEICO, pour la coordination du marché entre les militaires albanais et AEY. Le New York Times avance que le chef de la MEICO, Ylli Pinari, a doublé le prix des munitions et qu’il a empoché la différence pour la partager avec divers hommes politiques albanais. Interrogé au Parlement sur ses allégations, le Premier ministre Sali Berisha avait répondu : « Ces ragots sont bons pour les chiottes ». |
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