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Bosnie : la fermeture du Bureau du Haut Représentant n’est pas pour demainTraduit par Basile Perret
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Publié dans la presse : 7 septembre 2009
Mise en ligne : lundi 14 septembre 2009
L’actuelle situation politique, « très négative », qui empêche de réaliser les cruciales réformes attendues par les Occidentaux, menace de retarder encore la fermeture du Bureau du Haut Représentant international (OHR) et rend peu probable une adhésion de la Bosnie-Herzégovine à l’Union Européene (UE) et à l’OTAN.
Les médias bosniens ont rapporté les propos de Raffi Gregorian, adjoint du Haut Représentant, selon lequel « il est particulièrement frustrant de constater que, sur la plupart des points conflictuels, les politiciens locaux ont des solutions, mais ne veulent pas les utiliser ». Le diplomate américain a également declaré que les problèmes principaux sont le manque total de confiance entre les différentes parties et les exigences démesurées des dirigeants locaux. De telles attitudes provoquent une crise qui se prolonge et plonge le pays dans une situation qui se doit de ne pas être prise à la légère. Selon Raffi Gregorian, la situation a encore empiré depuis la visite en mai dernier de Joseph Biden, le vice-Président américain, et de Javier Solana, chef de la politique étrangère de l’UE. Raffi Gregorian a insisté sur le fait que toutes les réformes nécessaires à la fermeture de l’OHR - tout particulièrement la réorganisation des propriétés étatiques selon les différentes entités - sont actuellement bloquées. La transformation prévue de l’OHR en Bureau du Représentant spécial de l’UE sera donc retardée, selon lui. L’OHR devait fermer ses portes en 2007, mais son mandat a été prolongé en raison de la situation politique du pays. Les représentans des pays occidentaux chargés d’appliquer le processus de pays en Bosnie - réunis dans le Conseil de mise en oeuvre des acords de paix (PIC) - se sont réunis fin juin pour discuter de la fermture de l’OHR. Les problèmes politiques et socioéconomiques du pays les ont forcés à reporter leur décision à la prochaine réunion du PIC, prévue fin novembre. Des diplomates occidentaux ont déclaré que l’institution pourrait perdurer une année encore, d’autant plus que les tensions politiques actuelles risquent d’être exacerbées par la tenue d’élections nationales en 2010. Raffi Gregorian a souligné que le maintien de l’OHR éloignait le pays de l’adhésion à l’UE et l’OTAN. Des dirigeants européens ont à plusieurs reprises averti les dirigeants bosniens que le pays ne pourrait pas intégrer l’UE tant qu’il serait gouverné par une institution internationale telle que l’OHR. |
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