Parmi la foule qui se pressait place de la République pour rendre un dernier hommage à Brice Taton, se trouvaient de nombreux ministres et dirigeants de partis politiques. Des rassemblements similaires ont eu lieu à Nov Sad, Niš i Pančevo.
La « Coalition des jeunes contre la violence » appelle tous les citoyens à participer à une marche jeudi, qui partira à 17 heures du Plateau de la Faculté de Philosophie. La Coalition explique qu’elle veut « montrer le véritable visage de la jeunesse de Serbie, promouvoir la tolérance et la non-violence ».
La Coalition réclame des arrestations rapides des coupables, un enquête sérieuse, une justice efficace et des peines maximales pour les auteurs d’actes qui violent le droit à la vie, l’intégrité physique, la liberté et l’égalité des personnes.
La Coalition regroupe la Jeunesse démocrate, les jeunes du Parti libéral-démocratique (LDP), la Jeunesse social-démocrate, le mouvement « Pas d’alternative à l’Europe », le groupe des jeunes du Comité Helsinki pour les droits de la personne, Gay Straight Alliance, les jeunes de la Ligue social-démocrate de Voïvodine, l’Initiative des jeunes pour les droits de la personne et le Mouvement européen en Serbie.
Pour leur part, les membres du mouvement extrémiste 1389 ont annoncé qu’ils allaient participer à la marche de jeudi, bien qu’ils ne partagent pas le point de vue des organisations qui appellent au rassemblement, mais parce qu’ils pensent que tous les citoyens de Serbie doivent se lever contre la violence.
Le Procureur de la République a cependant demandé l’interdiction de ce mouvement, qu’il accuse de propager la violence. Le ministre de l’Intérieur, Ivica Dačić, a déclaré que, pour des raisons de sécurité, la décision d’autoriser la marche contre la violence n’avait pas encore été prise.
Cette déclaration a été sévèrement commentée par des responsables de la société civile, comme Miljenko Dereta, des Initiatives citoyens (Građanske inicijative), qui souligne qu’il est du devoir de l’État de garantir la sécurité.



















