Les affrontements ont commencé une heure et demie avant la rencontre entre le club de Široki Brijeg et le FC Sarajevo, en face du stade de Široki Brijeg, en Herzégovine. Le match a été annulé, alors que les affrontements se sont poursuivis dans les rues de la ville. Des affrontements ont également éclaté entre les supporteurs et les policiers essayant d’intervenir pour arrêter les combats.
Selon un journal local, un second supporteur serait mort. L’information n’a pas encore été confirmée par le personnel soignant, ni par la police.
Les supporteurs du FC Sarajevo sont majoritairement des Bosniaques, tandis que ceux de Široki Brijeg sont majoritairement des Croates de Bosnie.
Les autorités locales et les supporteurs sarajéviens donnent des versions très différentes de l’origine des affrontements. Selon la police du canton, ces derniers seraient responsables des affrontements. Ils auraient commencé à démolir des bâtiments autour du stade et à attaquer les voitures de police.
Selon Zoran Galić, porte-parole de la police cantonale, « les affrontements ont été soigneusement planifiés par un certain nombre de supporteurs sarajéviens, qui sont arrivé avec le but de provoquer ces incidents ». Il a ajouté qu’alors que seulement 150 supporteurs avaient été annoncés, environ 500 auraient fait le déplacement.
Selon les Bosniaques, les incidents ont débuté avec l’attaque des bus et des voitures personnelles des supporteurs sarajéviens par des habitants de Široki Brijeg, qui ont balancé des pierres, des bouteilles et même des cendriers de leurs balcons et fenêtres.
Alors qu’ils essayaient de se protéger et de réagir, ils auraient été attaqués par des membres de la police locale. Ainsi, des policiers et des habitants de Široki Brijeg auraient tiré sur les Sarajéviens avec des pistolets et des fusils automatiques.
Selon le personnel hospitalier de Široki Brijeg et de Mostar, plusieurs personnes ont en effet été admises avec des blessures par balles. Selon des témoins, Vedran Puljić a été tué d’une balle dans la tête par la police locale.
Les policiers ont rétorqué qu’ils n’avaient pas utilisé leurs armes, affirmant que Vedran Puljić serait mort après avoir été frappé à la tête par un objet tranchant.
De retour à Sarajevo, les supporteurs rescapés ont manifesté dans le centre-ville de Sarajevo durant la nuit de dimanche, puis à nouveau lundi à midi, demandant des mesures fermes et que l’enquête sur les incidents soit menée par les autorités de la Fédération de Bosnie-Herzégovine et non par la police cantonale.
La première ligue bosnienne de football est composée de seize équipes. Plusieurs incidents ont eu lieu ces dernières années lors de rencontres entre supporteurs d’équipes venant de différents régions de la Bosnie.




















