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Un ambassadeur tchétchène pro-Moscou personna non grata en Slovénie ?

Traduit par Oga Fej
Sur la Toile :
Publié dans la presse : 21 octobre 2009
Mise en ligne : mercredi 28 octobre 2009
Le Parti démocratique slovène (SDS) s’oppose, par la voix de la présidente de la commission parlementaire pour les droits de la personne, à la nomination du nouvel ambassadeur de Russie en Slovénie, Doku Zavgaev. Lors du conflit tchétchène, celui-ci avait en effet pris position pour Moscou, ce qui lui a valu d’être le premier Président de la Tchétchénie « pacifiée ».

Ti. Kr. /STA

Le Parti démocratique slovène (SDS) exige que la nomination de Doku Zavgaev au poste d’ambassadeur de la Russie en Slovénie soit débattue à l’Assemblée nationale.

Pour le SDS, cette nomination serait en effet contraire aux droits de la personne. Ainsi, la présidente de la commission parlementaire pour les droits de la personne et l’égalité, Eva Irgl, a déjà convoqué en séance extraordinaire sa commission mardi prochain.

Le SDS réclame une pareille réactivité de la part de la commission aux Affaires étrangères. Il s’agit de prendre des mesures pour empêcher cette nomination et préserver l’image de la Slovénie sur la scène internationale.

Eva Irgl, qui est également député du SDS, a qualifié de choquante la nomination de Doku Zavgaev : « La démarche de Moscou est indigne. Cette nomination n’est rien d’autre qu’une démonstration de force. Il s’agit d’un abus de pouvoir par lequel un grand État marque son mépris pour un État beaucoup plus petit, pourtant membre de l’UE ».

Les raisons de cette nomination doivent être clairement expliquées et le gouvernement slovène devrait s’exprimer sans détours sur la question. Acceptera-il les lettres de créance d’ « un homme qui, de par la politique qu’il a menée, s’est rendu coupable de crimes contre son propre peuple » ?

Dans le conflit tchétchène, Doku Zavgaev a en effet choisi Moscou et le soutien à l’armée russe, ce qui lui a valu d’être nommé en 1995, premier Président de la Tchéchénie « pacifiée ». Mais la prise de Grozny par l’armée rebelle en 1996 l’a forcé à quitter ce poste et à chercher refuge à Moscou.

Pour le SDS, Doku Zavgaev est le représentant d’une politique qui a non seulement été incapable d’affronter les problèmes graves de l’État mais qui a aussi été directement responsable d’un bain de sang dans le Caucase.

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