
- Bojan Pajtić, président du COnseil éxecutif de Voïvodine en compagnie du Président serbe
Le président du Conseil exécutif de Voïvodine s’est exprimé jeudi 5 novembre après que le gouvernement de Sezrbie a adopté le projet de loi.
Le Conseil exécutif a rédigé les amendements, et l’assemblée de Voïvodine se réunit aujourd’hui 7 novembre pour voter le nouveau texte. Bojan Pajtić pense qu’il devrait bénéficier du soutien « d’au moins la majorité des deux tiers ».
« Nous avons résisté aux pressions depuis plus d’un an pour réformer fondamentalement le statut. Nous n’avons pas accepté de renoncer à toute une série d’institutions que l’on avait publiquement déclarées problématiques mais qui sont nécessaires pour améliorer la vie des habitants de Voïvodine », a expliqué Bojan Pajtić.
Les changements concernent l’harmonisation technique et légale du projet de loi sur le nouveau statut de la Voïvodine avec le cadre juridique national. Les deux documents devront ensuite être transmis au Parlement serbe.
L’adoption de ce nouveau statut par l’assemblée de Voïdvodine et le Parlement serbe permettra à la région de se doter de plus de 150 nouvelles institutions, comme une banque de développement, d’ouvrir ses propres bureaux de représentation à Bruxelles, et de reprendre des entreprises publiques sur son territoires.
Pendant ce temps, Dragan Marković, le dirigeant de Serbie Unie (JS) a déclaré que les élus de son parti ne voteront pas le texte actuel sur le statut de la Voïvodine « tant qu’il crée un État dans l’État ».
« Le texte actuel sur le statut de la Voïvodine est anticonstitutionnel et n’améliorera pas la vie de ses habitants, mais donnera seulement plus de pouvoirs à ses représentants politiques » a-t-il affirmé. « JS n’autorisera pas la création d’un État dans l’État » a-t-il ajouté.
Certains articles du nouveau statut prévoient l’ouverture de bureaux de représentation à Vienne, Bruxelles, Paris et Moscou et de signer des accords internationaux, s’est indigné Dragan Marković, expliquant que ces bureaux « pourraient devenir des missions diplomatiques dans le futur ».
JS souhaite une décentralisation économique et pas territoriale, a-t-il conclu.


















