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Dnevnik
Macédoine : nouvel échec des négociations avec la Grèce sur la question du nomTraduit par Viktor Zakar
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Publié dans la presse : 28 novembre 2009
Mise en ligne : lundi 30 novembre 2009
Les négociations informelles du lac de Prespa n’ont pas vu d’avancée majeure sur la question du nom. Mais l’Albanie, la Grèce et la Macédoine sont parvenus à une déclaration commune sur la protection de l’environnement en vue de la conférence climatique de Copenhague.
Par Žana P. Božinovska
Les Premiers ministres Nikola Gruevski et Jorgos Papandreou n’ont pas fait de progrès sur la question du nom. Les deux cotés, grec et macédonien, sont restés fermes sur leurs positions opposées à Vineni, village grec au bord du lac de Prespa. Néanmoins, ils se sont mis d’accord pour que les négociations se poursuivent sous la tutelle de l’ONU. Ils ont aussi décidé de rester en contact car il est plus facile d’atteindre une solution de cette manière. Gruevski a conseillé à Papandreou de réfléchir sur ces mesures au Conseil de l’Union européenne en décembre, car on ne fait qu’aggraver les relations avec des blocages et des menaces. « La partie grecque reste ferme sur la position présentée par le négociateur grec à New York, tant par rapport au nom de la Macédoine que par rapport à son identité. Dans ce sens, je ne puis dire que l’on a progressé. Le dialogue va continuer. Les négociateurs vont négocier à New York », a éclairé Gruevski aux journalistes à la suite de la réunion avec Papandreou. Le Premier ministre grec a déclaré aux journalistes grecs que l’on ne pouvait pas résoudre la question du nom en quelques jours seulement. « Une question qui n’a pas été résolue depuis 18 ans ne peut pas être résolue en quelques jours. On peut espérer un progrès dans les mois qui viennent ou dans un an. Le processus continue à l’ONU, et la communauté internationale apprécie l’initiative de la Grèce pour résoudre la question », a déclaré Papandreou. Il a aussi ajouté que « Gruevski et lui étaient restés sur les mêmes positions », et que les Premiers ministres ne négociaient pas, mais que le processus continuait à l’ONU. À la question de savoir si l’Union européenne allait geler le rapprochement de la Macédoine, Papandreou n’a pas voulu répondre. « Voyons ce qui se passe en décembre », a déclaré Papandreou. Selon Gruevski, le dialogue doit se poursuivre. La Macédoine veut trouver une solution pour son propre intérêt, ainsi que pour avoir de bonnes relations avec la Grèce. Cependant, Gruevski a hier conseillé à Athènes de ne pas bloquer la date de négociations du pays à l’UE. Il a ajouté que l’expérience de Bucarest avait encore aggravé les relations entre la Grèce et la Macédoine et avait davantage éloigné les deux pays. « Il est avéré que les blocages ne peuvent qu’aggraver la situation. Un blocage ne peut que nuire aux négociations. Nous ne voulons pas que nos relations avec la Grèce s’enveniment. J’appelle encore une fois à réfléchir avant de prendre des mesures qui pourraient avoir des répercussions négatives sur les relations entre les deux États », a dit Gruevski. Malgré l’échec des négociations, la réunion d’hier entre Gruevski et Papandreou a été interprétée comme une tentative sérieuse d’avancée sur la question du nom. Avant le début de la réunion, on disait officieusement que la réunion était une manière de trouver une solution temporaire sur le nom, qui éviterait un veto grec à l’entrée de la Macédoine dans l’UE. Les sources grecques expliquent que le veto est de moins en moins envisagé, mais on spécule sur l’éventualité que la Macédoine offre quelques compromis avant le Conseil de décembre : par exemple qu’elle cède sur les noms de l’aéroport, de l’autoroute, ou du stade de Skopje, mais aussi qu’elle réfléchisse au problème des monuments d’Alexandre le Grand à Skopje et à Prilep. Déclaration sur l’environnement Les Premiers ministres Papandreou, Gruevski et Berisha, ont adopté à la réunion d’hier la Déclaration selon laquelle les trois pays s’engagent à coopérer dans le domaine de l’environnement. Dans ce document, les chefs des trois États se sont mis d’accord de signer un accord le 2 février 2010 pour la protection et le développement durable du parc de Prespa. Ainsi, ils confirment leur responsabilité commune pour la protection de l’écosystème de la région, considéré comme un catalyseur pour sa prospérité. La Déclaration des trois Premiers ministres est un soutien pour la prochaine Conférence sur les changements climatiques à Copenhague. |
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