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Grèce : les émeutes un an après

Traduit par Laurelou Piguet
Sur la Toile :
Publié dans la presse : 4 décembre 2009
Mise en ligne : samedi 5 décembre 2009
Il y a un an, le jeune Alexis Grigoropoulos tombait sous les balles d’un policier lors des émeutes qui ont secoué la Grèce. Des manifestations commémoratives placées sous haut contrôle policier se déroulent tout ce week-end dans toute la Grèce.

Des mouvements et des rassemblements ont commencé dès vendredi dans toute la Grèce, et dureront jusqu’à lundi. Ils sont à l’initiative d’élèves, d’étudiants, d’enseignants, de syndicats, et sont organisés pour commémorer la mort du jeune Alexis Grigoropoulos il y a un an, à Exarcheia, dans le centre d’Athènes, sous les balles d’un policier.

Des dizaines de facultés universitaires sont occupées jusqu’à lundi pour permettre aux étudiants de participer aux manifestations. Samedi, des rassemblements de lycéens et d’étudiants sont prévus dans des quartiers d’Athènes.

Dimanche, une marche est prévue au centre d’Athènes à 13 heures, avec la participation d’étudiants, à l’appel d’organisations de gauche. De semblables marches seront organisées à la même heure dans plusieurs villes du pays.

Les manifestations à la mémoire d’Alexis Grigoropoulos se termineront lundi avec celle à Athènes qui rassemblera tout le milieu enseignant.

Le syndicat des employés des administrations publiques a décidé d’un arrêt de travail pour lundi, de midi à la fin de la journée, afin de permettre aux employés du public de prendre part à la manifestation.

Par ailleurs, le ministre de la Sécurité du citoyen a envoyé ce message : « Nous ne livrerons pas Athènes à des groupes marginaux qui veulent vandaliser la ville et qui veulent fêter leur propre commémoration. Nous ne tolérerons pas la répétition de scènes de terreur dans la ville. Nous ne les laisserons pas exploiter la mémoire du jeune Alexis, mort injustement. »

La police grecque craint la présence, dans les cortèges de manifestants, d’éléments « durs » du mouvement anticapitaliste, venus de Belgique, d’Italie, d’Espagne et de Serbie sur invitation de manifestants grecs.

10. 000 policiers sont prêts à intervenir dans la capitale grecque. En cas de besoin, un plan d’intervention avec le déploiement de forces supplémentaires et l’envoi de renforts depuis la province a été prévu.