
- © Timpul
On prend les mêmes et on recommence... Seuls les 53 députés de l’AIE [1] ont voté lundi pour le démocrate Marian Lupu, l’unique candidat en lice à la présidence du pays. Le groupe communiste, première formation du parlement avec 48 sièges, a boycotté le scrutin, comme il l’avait déjà fait le 10 novembre dernier.
Le seuil requis pour permettre l’élection du président étant fixé à 61 sur les 101 sièges que compte l’assemblée, Marian Lupu échoue donc une seconde fois.
Ancien homme fort du Parti des communistes (PCRM), président du parlement entre 2005 et 2009, le tout récent président du Parti démocrate, est considéré comme « un traitre » par ses anciens camarades.
Pourtant, ces dernières semaines, des voix dissidentes dans les rangs communistes avaient laissé entendre qu’elles pourraient le soutenir en échange de concessions. Elles se sont finalement tues lundi.
« Je déplore que certaines personnes qui souhaitaient voter, dimanche soir encore, se soient finalement abstenues », a déclaré le député démocrate Dumitru Diacov, cité par le quotidien Timpul. « Que s’est-il passé dans la nuit ? », a-t-il ajouté.
Pour le politologue Igor Boţan, le Parti des communistes (PCRM) a apporté une nouvelle fois la preuve qu’il était « une formation soudée ». « Pourtant, aussi ironique que cela puisse paraître, plus il montre qu’il est soudé, plus il contribue à la viabilité de l’Alliance pour l’intégration européenne. »
Cet échec répété pour élire le président devrait conduire le chef de l’État par intérim, Mihai Ghimpu, à dissoudre le parlement et à organiser de nouvelles législatives anticipées. Cependant, la date de ces élections ne pourra pas être établie avant juin 2010, car la législation moldave n’autorise pas deux dissolutions du parlement - et donc deux élections anticipées - en moins d’un an.



















