Les chefs de la diplomatie de l’Union européenne, réunis lundi à Bruxelles, ont décidé d’accepter l’entrée en vigueur de l’accord, parce que les autorités de Belgrade mettent en oeuvre les réformes européennes, et parce que le Tribunal de La Haye a positivement apprécié la coopération de Belgrade.
Cette décision ouvre la voie à la poursuite du processus d’intégration européenne de la Serbie. Les Pays Bas ont levé leur veto, après un blocage de 18 mois. Les Pays-Bas étaient le seul membre de l’Union à continuer à bloquer la mise en oeuvre de cet accord commercial, dit « intérimaire ».
L’UE n’envisage néanmoins pas encore de donner son feu vert à l’activation de l’Accord de stabilisation et d’association (ASA), signé en avril 2008 entre l’UE et la Serbie, et qui constitue une étape essentielle avant l’adhésion.
Alors qu’il était en visite à Prague, le Président Boris Tadić s’est réjoui de cette décision : « la libéralisation du régime des visas et l’activation de l’accord intérimaire montre que nous sommes un pays hautement crédible en Europe et dans le monde, un pays que les investisseurs étrangers considère comme une bonne destination pour leurs capitaux ».
Depuis le 30 janvier 2009, la Serbie avait décidé d’appliquer de manière unilatérale cet accord, supprimant les taxes douanières sur les produits provenant de l’UE, ou en les réduisant de 5 à 20%. L’entrée en vigueur de l’accord signifie que les exportateurs serbes bénéficieront désormais du même avantage sur le marché européen.
Le président de la Chambre de commerce de Serbie, Miloš Bugarin, s’attend à ce que le premier effet de l’accord sera une diminution du déficit commercial avec l’Union, estimant que cet accord est essentiel pour les entreprises serbes tournées vers l’export.



















