Logo le Courrier des Balkans, le portail francophone des Balkans
filet
Serbie : les meurtriers de Đinđić et de Pukanić tentent de s’enfuir de prison - Grèce : un mur contre les clandestins - Serbie : à Bujanovac, des noms de rue qui divisent - Macédoine : un gouvernement « baroque » - Serbie : la Save et le Danube pris par les glaces - 
Balkanophonie Abonnez-vous
La boutique en ligne A propos Livres ong liens Agenda
forums

B92

Serbie : Fiat finalise le rachat de Zastava

Traduit par Jad
Sur la Toile :
Mise en ligne : mercredi 23 décembre 2009
Le groupe FIAT signe aujourd’hui avec le gouvernement serbe l’annexe de l’accord de rachat de l’entreprise Zastava de Kragujevac, qui sera désormais détenue à 67% par le groupe italien, qui va verser une nouvelle tranche de 100 millions d’euros. Zastava va lancer la production de deux nouveaux modèles, en plus des Fiat Punto.

D’ici la fin de l’année, Fiat doit verser 100 millions d’euros. Ce sera le premier investissement depuis la signature de l’accord créant la joint-venture « Fijat- automobili Srbija », en octobre 2008.

Pour l’économiste Milan Kovačević, ces bonnes nouvelles confirment que Fiat n’a pas l’intention de quitter Kragujevac. « C’est ainsi que se termine les opérations autour de Zastava. Nous avons investi beaucoup d’argent dans cette entreprise, qui était au bord de la faillite, sans qu’il nous soit possible de relancer la production de voitures. D’un autre côté, tout ce que nous avons faiut jusqu’à présent a surtout profité à Fiat, mais nous pouvons nous réjouir car nous allons bientôt pouvoir compter sur des exportations importantes, probablement d’ici un an ou deux. Toutefois, si nous relançons pas d’ici la production locale de pièces détachées, ces exportations supposeront aussi beaucoup d’importations », explique-t-il.

L’État serbe, en tant qu’actionnaire minoritaire, doit mettre à disposition les biens, les usines et le matériel de l’actuelle entreprise Zastava à Kragujevac et, l’an prochain, quand Fiat doit encore injecter 100 millions d’euros, l’État devra verser 50 millions.

Milan Kovačević pense qu’il serait préférable qu’aucun argent ne sorte des caisses de l’État. « Ce n’est pas la meilleure option que l’État contribue à la recapitalisation. Il faudrait que l’État réfléchisse au modèle de privatisation, de manière à ce que des entrepreneurs privés locaux investissent aussi dans l’entreprise ».

Le succès des plans économiques prévus par Fiat dépendra cependant de l’évolution du marché mondial de l’automobile.

L’investissement total de Fiat dans Zastava doit s’élever à 700 millions d’euros. Toute la somme devait être versée avant la fin de cette année, mais ces versements ont été repoussés en raison de la crise économique.