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To Vima
Grèce : attentat à l’engin explosif devant le ParlementTraduit par Laurelou Piguet
Sur la Toile :
Publié dans la presse : 10 janvier 2010
Mise en ligne : lundi 11 janvier 2010
Un attentat a été commis, samedi 9 janvier vers 20h, devant le Parlement grec, en face du monument au Soldat inconnu qui domine la place de la Constitution. Dix minutes avant l’explosion, le journal Eleftherotypia avait reçu un appel anonyme qui prévenait de l’attaque. La police a alors fait évacuer les lieux et a prévenu les evzones, les gardes qui se tiennent devant le monument au Soldat inconnu. Deux groupes radicaux revendiquent l’attentat.
Les services antiterroristes sont arrivés sur les lieux immédiatement. Les soupçons de la police se portent sur l’organisation : « Les noyaux du feu » : le fait qu’un inconnu ait téléphoné au journal Eleftherotypia afin d’éviter qu’il y ait des victimes, renvoie au contenu d’une revendication écrite publiée par cette organisation lors d’une précédente attaque terroriste, et dans laquelle ses auteurs expliquaient clairement ne pas avoir pour but de tuer des vies humaines. Les autorités de police attendent maintenant la publication d’une revendication. C’est la première fois qu’une semblable attaque est menée aux alentours de l’Assemblée parlementaire, dans une des zones les mieux surveillées de la capitale grecque. La police estime qu’il s’agit d’une action de communication dans la mesure où elle a eu lieu à l’heure exacte où débutent les journaux télévisés sur toutes les chaînes. De plus amples informations sur l’action des terroristes seront peut-être fournies par le matériel enregistré par les caméras de surveillance de cette zone. Peu de temps après l’explosion, la panique a gagné aussi l’hôtel Grande-Bretagne, situé en face du Parlement, après que deux appels téléphoniques ont été reçus par la police, prévenant d’autres attaques, contre l’hôtel et dans la zone de la Place de la constitution. Ces deux appels se sont évérés être des canulars. L’ensemble de la classe politique a condamné cette « attaque contre la démocratie ». Le Premier ministre Yorgos Papandréou s’est contenté de déclarer : « La démocratie ne se laisse pas terroriser ». Selon le ministre de la Protection du citoyen, Michalis Chrysochoïdis, les malfaiteurs avaient pour but de semer la peur et la panique. « Mais nous n’avons pas peur et nous ne nous laissons pas gagner par la panique. Le Parlement est un lieu hautement symbolique » qu’il ne veut pas transformer en enclave policière. « Au terrorisme, nous répondrons par plus de démocratie ». Le représentant du parti d’extrème-droite Laos, Kostis Aïvaliotis, a déclaré : « Les terroristes grecs ont peut-être emprunté leur idée au site Internet de l’entreprise turque de fabrication d’armes, Roketsan, qui montrerait le Parlement grec en flammes, selon le portail d’information Defencenet.gr ». L’organisation des Noyaux de feu ainsi que le Groupe résistant des terroristes ont assumé la responsabilité de l’attentat en publiant un communiqué mardi soir sur le site Internet du groupe anticapitaliste sus-nommé. Les auteurs de la revendication, qui porte le titre : « La démocratie ne vaincra pas », demandent la libération de trois individus placés en garde à vue pour avoir participé à l’action du groupe, ainsi que d’autres activistes, dont un membre du groupe terroriste du 17 Novembre. Ils promettent une recrudescence de leurs actions. Répondant au premier ministre qui a déclaré ne pas vouloir transformer Athènes en ville policière, ils l’accusent de mensonge car « il ne peut y avoir de liberté quand il y a de la démocratie ». Ils expliquent également en détail comment ils ont pu déposer l’engin explosif dans une poubelle sans être inquiétés par les patrouilles de police. |
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