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BIRN
Diplomatie : Ivo Josipović favorable au retrait de la plainte de la Croatie pour génocideTraduit par Stéphane Surprenant
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Publié dans la presse : 11 janvier 2010
Mise en ligne : mardi 12 janvier 2010
Au lendemain de son élection, Ivo Josipović, le nouveau Président croate, s’est prononcé en faveur du retrait de la plainte déposée par Zagreb en 1999 devant la CIJ contre la Serbie. Pour cela, Ivo Josipović propose une négociation bilatérale entre la Croatie et la Serbie afin de régler les différends qui les opposent.
Lors d’une entrevue accordée au quotidien italien Corriere della Sera, Ivo Josipović a déclaré ne pas voir de raison de continuer le procès pour génocide intenté à la Serbie, dans le cas où Belgrade accepterait de discuter des questions des personnes portées disparues, des crimes de guerre, ainsi que de la restitution des trésors culturels dérobés pendant la guerre. « Je négocierai avec Belgrade dans les dossiers des personnes portées disparues, des crimes de guerre, de même que dans celui des biens culturels manquants. Si vous acceptez ces conditions, la procédure judiciaire pour génocide n’aura plus aucune raison d’exister », a rapporté l’agence de presse Tanjug, citant les paroles du nouveau Président. La Croatie a déposé une plainte pour génocide contre la Serbie devant la Cour internationale de Justice en 1999. Elle exige de Belgrade le châtiment des coupables de tous les crimes de guerre et le retour des biens culturels volés à la Croatie. Zagreb exige également des dédommagements financiers pour les dommages causés par le conflit. Après des années d’attente – la Serbie espérait que la lassitude mènerait au retrait de la poursuite croate –, Belgrade a en effet contre-attaqué le 4 janvier 2010 dans le but avoué de forcer la main à la Croatie, avec le dépôt d’une plainte officielle relative aux exactions commises contre des Serbes de Croatie au cours des années 1990, mais également durant la Seconde Guerre mondiale. Le même jour, le Président serbe Boris Tadic a indiqué avoir été obligé de porter le litige devant la Cour internationale de Justice. À son avis, il aurait mieux valu pour les victimes que justice soit faite devant des tribunaux ordinaires. « Je suis profondément convaincu qu’il existe une fenêtre politique et légale permettant le retrait tant de la plainte que de la contre plainte », a-t-il ajouté. « Nous voulons surtout éviter toute confrontation entre les [deux] États, qui ne servirait d’ailleurs l’intérêt de personne. » |
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