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Kosovo : conflit serbo-serbe pour le contrôle de l’enclave de Štrpce

Traduit par Stéphane Surprenant
Sur la Toile :
Publié dans la presse : 18 janvier 2010
Mise en ligne : vendredi 22 janvier 2010
Deux administrations communales sont en conflit dans l’enclave serbe de Štrpce, dans le sud du Kosovo : celle qui a été élue lors des élections municipales du 15 novembre, et celle qui dépend de Belgrade. Le nouveau conseil municipal est majoritairement albanais, mais le maire reconnaissant Pristina, Bratislav Nikolić, est serbe. Il assure cependant vouloir travailler en partenariat avec les institutions parallèles dépendant de Belgrade.
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Panorama de Štrpce, enclave serbe dans le Sud du Kosovo

Les institutions de l’enclave ont en effet été placées récemment sous l’autorité de la nouvelle administration locale, élue dans le cadre des élections organisées le 15 novembre 2009 par le gouvernement central du Kosovo.

L’administration soutenue par Belgrade a essayé lundi 18 janvier de reprendre le contrôle des bâtiments de la mairie. Malgré le risque de violence entraîné par l’instauration d’une administration illégale au regard de Pristina, Zvonko Mihajlović a tenu à préciser qu’il chercherait une solution constructive et pacifique au différend avec ses adversaires politiques.

« Nous ne voulons pas provoquer le moindre conflit entre Serbes », a insisté Zvonko Mihajlović. « Nous tenterons de convaincre l’administration dépendant de Pristina de se procurer des locaux à elle, de se faire accorder par Pristina un endroit à eux pour travailler – puisque ce sont les intérêts de Pristina qu’elle défend, et grâce aux élections de Pristina qu’elle a été élue. Quant à nous, nous exigeons de continuer à travailler dans les installations qui demeurent la propriété de la République de Serbie », a-t-il expliqué.

« Si nous échouons dans notre tentative, nous trouverons bien une alternative. La municipalité serbe va fonctionner dans la municipalité de Štrpce quoiqu’il arrive », a promis Zvenko Mihajlović.

À l’inverse, Dalibor Jeftić, porte-parole de Bratislav Nikolić, qui a été élu maire de la commune après les élections du 15 novembre 2009, a fait savoir que « personne ne veut ou n’a le droit d’empêcher les institutions serbes de travailler dans cette municipalité ».

Dalibor Jeftić a assuré sur les ondes de KIM Radio que la nouvelle administration municipale ne demandait pas mieux que de coopérer avec celle financée par Belgrade.

« Les bureaux qui sont actuellement utilisés par le Conseil municipal dépendant de celui-ci et du maire, et cette personne est Bratislav Nikolić, et personne d’autre », a prévenu Dalibor Jeftić.

« Tous les autres locaux relevant de la municipalité – qu’ils soient financés par Pristina ou Belgrade – resteront ouverts. Bratislav Nikolić n’a aucunement l’intention, ni d’ailleurs le droit, d’abolir ces institutions », a rappelé le porte-parole.

Les fonctionnaires municipaux qui ont reconnu l’autorité de Pristina ont pris le contrôle d’une partie des installations de Trpce vendredi dernier, le 15 janvier. Or, ces locaux appartiennent en théorie au système municipal serbe.

Le Parti libéral serbe (SLS) et le Parti démocratique du Kosovo (PDK) du Premier ministre Hashim Thaci ont formé une nouvelle majorité municipale après les élections du 15 novembre.