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BIRN

Hydrocarbures : L’avenir incertain du gazoduc européen Nabucco

Traduit par Stéphane Surprenant
Sur la Toile :
Publié dans la presse : 28 janvier 2009
Mise en ligne : lundi 1er février 2010
Lancé pour limiter la dépendance de l’Europe au gaz russe, le projet de gazoduc Nabucco a du plomb dans l’aile. C’est en tout cas l’idée qu’a laissé entendre aux journalistes le dirigeant de la branche gaz et pétrole du groupe autrichien OMV, l’entreprise la plus engagée dans le chantier. Il faut dire que le projet du géant russe Gazprom, South Stream, avance à grands pas...
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Le tracé du gazoduc Nabucco

Entre juillet et octobre 2010 sera lancé un processus d’appel d’offres ouvert visant la capacité de transport du gazoduc. L’avenir du projet sera ensuite mesuré à l’aune des prévisions de la demande, a rapporté le journal bulgare Novinite.

« Nous lancerons le processus d’appel d’offres cette année. C’est seulement à ce moment-là que nous saurons avec exactitude si nous disposons ou non d’une demande suffisante pour aller de l’avant », a expliqué Werner Auli, directeur de la branche gaz et pétrole de l’entreprise OMV (Österreichischen Mineralölverwaltung) lors de la Conférence annuelle du gaz, à Vienne. Ce dirigeant d’OMV a néanmoins affirmé qu’il était optimiste au sujet des niveaux de la demande anticipée.

Cependant, rappelant qu’il représentait une organisation commerciale, et non une institution, il a tenu à préciser que toute décision serait prise en fonction de considérations économiques on ne peut plus pragmatiques. En clair, si la demande apparaît insuffisante, le projet sera tout bonnement abandonné, a-t-il prévenu.

« Si la demande ne suffit pas, le gazoduc ne sera pas construit, c’est très simple. Nous sommes une entreprise commerciale, pas une institution », a-t-il déclaré.

Aux côtés d’OMV, le projet Nabucco – par ailleurs soutenu par les États-Unis – comprend divers partenaires : BulgarGaz, de Bulgarie, Botas, de Turquie, le géant allemand RWE, l’entreprise hongroise MOL, et enfin Transgaz, une firme roumaine. L’idée initiale du projet consiste à réduire la dépendance européenne au gaz russe.

Le gazoduc, qui doit contourner le territoire de la Russie, transporterait le gaz produit au Moyen-Orient et en mer Caspienne vers l’Europe. Quant à Gazprom, le colosse russe qui exerce un monopole sur le transport du gaz russe, il a bien entendu son projet concurrent : South Stream. Plusieurs ententes de principe de coopération internationale ont déjà été signées en vue de la mise en chantier du gazoduc russe.