
- Le tracé du gazoduc Nabucco
Entre juillet et octobre 2010 sera lancé un processus d’appel d’offres ouvert visant la capacité de transport du gazoduc. L’avenir du projet sera ensuite mesuré à l’aune des prévisions de la demande, a rapporté le journal bulgare Novinite.
« Nous lancerons le processus d’appel d’offres cette année. C’est seulement à ce moment-là que nous saurons avec exactitude si nous disposons ou non d’une demande suffisante pour aller de l’avant », a expliqué Werner Auli, directeur de la branche gaz et pétrole de l’entreprise OMV (Österreichischen Mineralölverwaltung) lors de la Conférence annuelle du gaz, à Vienne. Ce dirigeant d’OMV a néanmoins affirmé qu’il était optimiste au sujet des niveaux de la demande anticipée.
Cependant, rappelant qu’il représentait une organisation commerciale, et non une institution, il a tenu à préciser que toute décision serait prise en fonction de considérations économiques on ne peut plus pragmatiques. En clair, si la demande apparaît insuffisante, le projet sera tout bonnement abandonné, a-t-il prévenu.
« Si la demande ne suffit pas, le gazoduc ne sera pas construit, c’est très simple. Nous sommes une entreprise commerciale, pas une institution », a-t-il déclaré.
Aux côtés d’OMV, le projet Nabucco – par ailleurs soutenu par les États-Unis – comprend divers partenaires : BulgarGaz, de Bulgarie, Botas, de Turquie, le géant allemand RWE, l’entreprise hongroise MOL, et enfin Transgaz, une firme roumaine. L’idée initiale du projet consiste à réduire la dépendance européenne au gaz russe.
Le gazoduc, qui doit contourner le territoire de la Russie, transporterait le gaz produit au Moyen-Orient et en mer Caspienne vers l’Europe. Quant à Gazprom, le colosse russe qui exerce un monopole sur le transport du gaz russe, il a bien entendu son projet concurrent : South Stream. Plusieurs ententes de principe de coopération internationale ont déjà été signées en vue de la mise en chantier du gazoduc russe.



















