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Palinka
CatastropheCD Digipack, 13 titres, 2009, 15 euros
Guitare, violon, saxophone, contrebasse, batterie. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la musique de Palinka est résolument acoustique. Et haute en couleur. Comment pourrait-il en être autrement avec un nom pareil ? Il faut dire que la Palinka, c’est un alcool traditionnel roumain et hongrois, qui coule à flot dans les fêtes... Que les morceaux soient instrumentaux ou chantés, difficile de résister au swing de Palinka. Les compositions originales mêlent subtilement le jazz manouche de Django Reinhardt, les airs traditionnels des Balkans, le tout mâtiné d’influences orientales. Sans oublier le jazz, la base musicale. Une multitude d’influences qui pourraient faire craindre une musique patchwork. Mais Palinka évite cet écueil, pour offrir un son, et surtout un album, cohérents de bout en bout. La section rythmique toute en efficacité et en retenue, est parfaitement soudée. Grâce à ce socle solide, mené tambour battant par Martin Vanlemberghe (batterie), les instruments solistes peuvent laisser libre cours à leur expérimentations sonores, guitare en tête. Car ce qui fait aussi la force du groupe, c’est la virtuosité de ses membres, qui maîtrisent parfaitement la technique de leurs instruments. Cette interprétation remarquable, doublée d’une qualité d’enregistrement surprenante pour un disque autoproduit, satisfera les oreilles des mélomanes les plus avertis. Si vous ajoutez à cela une pointe d’humour, que demander de plus ? Catastrophe est le 2e album de Palinka, quartet devenu quintet depuis son premier disque sorti en 2007. Enregistré au studio Sextant, où sont venus Bireli Lagrène, la star actuelle de la guitare manouche, ou les jazzmen Steve Coleman et Lucky Peterson, ce nouvel opus marque le franchissement d’un palier par le groupe, qui n’a plus à pâlir devant les pointures. Depuis 2003, Palinka a donné plus de 500 concerts, et su s’entourer des meilleurs musiciens, comme le clarinettiste YOM, alias King of Klezmer, dont la réputation n’est plus à faire. Un reproche quand même : le disque, si cohérent soit-il, reste trop proche de l’univers manouche, sans se laisser vraiment aller aux sons plus cuivrés, plus fantasques, des Balkans. Mais il séduira à coup sûr tous les amoureux de la guitare et du jazz manouche en général. Une réussite. Titres : |
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