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B92
Un groupe Facebook réunit 100.000 Serbes et Croates « qui ne se haïssent pas »Traduit par Jasna Andjelic
Sur la Toile :
Publié dans la presse : 13 février 2010
Mise en ligne : lundi 15 février 2010
Sur Facebook, un groupe créé en 2009 réunit aujourd’hui environ 100.000 membres. Leur point commun, être serbe ou croate et vouloir dépasser les antagonismes qui séparent les peuples de l’ancienne Yougoslavie depuis les conflits des années 1990. Tout le monde est bienvenu, seuls les liens publicitaires sont bannis. L’objectif est de réunir le maximum de personnes et de proposer une vision constructive de l’Histoire.
Belgrade
Les Serbes, les Croates et les Bosniens qui ne se haïssent pas, mais qui offrent de l’amour constituent ce groupe formé en 2009. Le profil du groupe contient les armoiries de toutes républiques de l’ancienne Yougoslavie, la seule observation concerne la défense de poster des messages publicitaires et des liens vers d’autres sites. Le groupe compte actuellement près de 100.000 membres, explique Michel Percan de Pula (Croatie), l’un des administrateurs du groupe. « Le groupe a été intitié par une personne fictive, Brendon Đorđević, qui a créé un groupe avec un titre anglais. Il ne connaît pas la langue mais les gens se sont attachés à son idée initiale. Le groupe s’est agrandi progressivement et nous sommes venus à l’idée de lui donner un nom en langue locale, compréhensible par tous et toutes, afin d’attirer un maximum de personnes », poursuit Michel Percan. L’objectif principal du groupe est de faire connaissance, d’échanger les informations, des opinions, de convenir de vacances et surtout de permettre aux nouvelles générations qui grandissent avec les versions médiatiques de leurs pays, d’entendre l’autre version de l’Histoire. « J’ai des contacts, bien sûr. J’ai déjà fait connaissance avec plusieurs personnes qui étaient venues passer leurs vacances à Pula. Tout s’est très bien passé. Nous avons résolu les petits différends concernant leurs a priori sur les problèmes qu’ils pensaient inévitablement rencontrer en Croatie », ajoute Michel Percan. Pour le moment, il n’y a aucune réaction négative au groupe. Slobodan Bjelić, membre belgradois du groupe explique que les menaces étaient sans importance. « La grande affluence et l’arrivée de nouveaux membres nous ont permis d’établir des nouveaux contacts. Le côté positif est que l’on partage une attitude constructive vis-à-vis du passé et qu’on le fait sans préjugés », conclut Slobodan Bjelić. |
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