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BIRN

La police serbe perquisitionne la maison de Ratko Mladić

Traduit par Jacqueline Dérens
Sur la Toile :
Publié dans la presse : 1er mars 2010
Mise en ligne : jeudi 11 mars 2010
Les services de sécurité de Serbie montrent de temps à autre, qu’ils ont la ferme volonté de découvrir les pérégrinations du plus illustre des fugitifs des Balkans, et annoncent que les mailles du filet se resserrent de plus en plus. Début mars, encore une fois, Ratko Mladić, l’ancien dirigeant des forces serbes de Bosnie est revenu sous les feux des projecteurs quand les services serbes ont fouillé sa maison à Belgrade.

Alors que l’attention du public se concentre sur la crise économique et débat sur les activités des réseaux du crime organisé dans les Balkans, Ratko Mladić n’est plus à l’ordre du jour, mais la récente descente de police l’a ramené devant la scène médiatique.

« Nous ne cherchions pas Ratko Mladić, nous cherchions de nouvelles informations pour couper les vivres au fugitif », a expliqué Svetko Kovac, chef du VBA.

Tout le monde, ici et à l’étranger, connaît l’histoire de cet ancien général. Il a été inculpé par le TPI pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité, y compris pour le massacre de 7.500 hommes et garçons musulmans de la ville de Srebrenica en 1995.

Avec Radovan Karadžić, Ratko Mladić est devenu le symbole du nettoyage ethnique perpétré par les Serbes à l’encontre des Croates et des Musulmans de Bosnie et il reste le plus recherché des suspects du conflit en Bosnie.

Après avoir vécu en toute liberté en Serbie pendant quelque temps, on a perdu de vue le suspect quand Slobodan Milošević a été arrêté en 2001.

Depuis octobre 2004, plusieurs hommes de l’entourage de Ratko Mladić ont commencé à se rendre devant le tribunal, alors que la pression internationale se faisait plus forte pour exiger de Belgrade une pleine et entière coopération.

L’arrestation de Ratko Mladić et de Goran Hadžić, l’ancien dirigeant des Serbes de Croatie, est la dernière condition que les autorités de Serbie doivent remplir pour normaliser leurs relations avec Bruxelles. Belgrade veut montrer qu’elle est prête à tout faire pour les retrouver.

Le Président Boris Tadić et les hautes autorités persistent à dire que la traque continue et que Ratko Mladić sera livré au tribunal de La Haye.

Alors que les spéculations vont bon train et que les hypothèses les plus folles sur l’endroit où il pourrait se cacher se multiplient, certains n’hésitent pas à parler de l’Afrique, de la Chine, d’un ancien bunker de l’armée en Republika Srspka. L’administration de Belgrade vient d’assurer le procureur du TPI, Serge Bramertz que personne ici ne prot7ge un présumé criminel de guerre.