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BIRN

L’Albanie veut bien coopérer dans l’affaire du trafic d’organes

Traduit par Jacqueline Dérens
Sur la Toile :
Publié dans la presse : 9 mars 2010
Mise en ligne : dimanche 14 mars 2010
Le ministre albanais des Affaires étrangères, Ilir Meta, a annoncé que Tirana acceptait de coopérer avec les institutions internationales dans l’affaire du trafic d’organes qu’aurait mené l’UCK. L’ancienne procureure du TPI, Carla Del Ponte a fait ressurgir cette affaire en l’évoquant dans ses mémoires.

Le ministre des Affaires étrangères albanais Ilir Meta a annoncé que son pays voulait bien coopérer avec les institutions internationales dans l’enquête sur l’affaire du trafic d’organes.

Dans un entretien avec l’agence de presse albanaise ATA, Ilir Meta a déclaré que le gouvernement albanais « a coopéré étroitement et sans réserves avec le Tribunal pénal international pour l’ancienne Yougoslavie, en particulier avec l’équipe qui s’est rendue en Albanie en 2003 pour enquêter sur des allégations qui se sont révélées infondées ».

Cependant, le rapporteur des Nations unies pour les droits de l’homme, Philip Alston, à la fin de sa visite en Albanie en février 2010 avait accusé l’Albanie d’entraver une enquête indépendante sur des soupçons concernant des combattants albanais qui auraient tué puis fait un trafic d’organes des Serbes prisonniers pendant le conflit au Kosovo en 1999.

Ilir Meta a qualifié ces accusations d’infondées, mais ajouté que le gouvernement albanais était déterminé à compléter la procédure d’enquête « une fois pour toutes ».

Après avoir recueilli preuves et témoignages auprès de plus de 130 témoins par le procureur de Serbie pour les crimes de guerre, la Serbie avait demandé une enquête sur des accusations selon lesquelles des combattants albanais auraient capturé près de 400 serbes au Kosovo puis les auraient tués en Albanie dans le but de vendre leurs organes au marché noir.

Carla Del Ponte, l’ancienne procureure générale du TPIY, parle à nouveau de ces allégations dans ses mémoires.

Tirana avait rejeté la requête de la Serbie l’an dernier, mais ces accusations réitérées avaient amené le Conseil de l’Europe à mandater l’ancien procureur suisse, Dick Marty, à ouvrir une enquête sur cette affaire, actuellement en cours.